Sasquatch 2016 B : Les derniers jours

Sasquatch 2016 B : Les derniers jours

Lundi 29 août : la rivière

Comme prévu, j’ai décidé de tenter la descente de la rivière, les eaux étant au plus bas.

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C’est toujours un peu stressant d’entamer une descente de falaise, même par un « sentier de chèvre » : il faut se tenir aux arbres qui poussent (attention aux troncs morts !), aux racines qui émergent et ici, et heureusement, à un câble d’acier rouillé à moitié enterré qui doit avoir certainement plus de cent ans.

Ce câble servait-il au débardage lors de la grande période d’exploitation forestière du XIXe siècle ?

Arrivé au pied de la falaise je peux entamer, prudemment, la descente de la rivière. Heureusement que les rochers sont secs et que je ne risque pas de glisser sur un sol humide.

Hélas, au bout de quelques dizaines de mètres la rivière se transforme en chute d’eau, et même si celle-ci est insignifiante je décide de ne pas risquer l’entreprise seul car une chute pourrait être catastrophique, quel qu’en serait le résultat, car il ne serait pas question de compter sur quiconque pour venir à mon secours.

Donc je renonce…hélas.

La remontée de la rivière au-delà de mon point d’accès est tout aussi difficile et périlleuse.

Je reviens donc par le chemin de l’aller au Sasquatchland.

Retour au Sasquatchland

faisceauxAprès avoir escaladé la falaise par le « sentier de chèvre » en m’aidant du câble, je me retrouve au Sasquatchland.

Soudain j’ai l’impression, mais peut-être ce n’est qu’une impression, que ce Sasquatchland est lui aussi abandonné. Pourquoi ?

Mais alors….où ont-ils été créer un nouveau ?

Je le découvrirai peut-être un jour.

Mardi 30 août

Je retourne pour la dernière fois cette année dans la zone de l’étang des castors pour explorer la zone forestière qui borde la rive droite de la rivière.

Je ne rencontrerai pas de sasquatch, mais des empreintes d’ours que je suivrai et qui me mèneront à la sortie de la zone.

Je ferai encore un bref affût sur le chemin forestier, mais je serai dérangé par des voix qui se dirigent dans ma direction. Je décide de quitter la zone et, en effet, croise 4 jeunes et un chien, une canette de bière à la main (les jeunes, pas le chien) et visiblement déjà un peu éméchés, qui montent vers la zone que je viens de quitter.

Je ne peux m’empêcher de penser que ces canettes termineront sans doute leur existence dans la nature, ce qui me met toujours en colère.

Saleté ! ce soir vers 22h, il a commencé à pleuvoir ! Pourvu que cela s’arrête rapidement !

Mercredi 31 août : on lève le camp !

Voici venu le dernier jour du camp, or il a plu toute la nuit et tout est trempé.

Pourvu que le temps d’emballer, la tente ait séché car je déteste replier une tente mouillée ; non seulement l’eau alourdit le sac mais je risque de voir de la moisissure s’installer. Une fois rentré à la maison, il faudra donc re-déplier la tente et la faire sécher.

Heureusement la pluie s’est arrêtée et la tente commence à sécher…pour essuyer une nouvelle averse et devoir tout recommencer !

Les sacs sont enfin prêts. Ceux qui contiennent le matériel d’intendance et les objets dont je n’ai pas besoin resteront ici pour la prochaine expédition et sont rangés au fond du camion-atelier du gestionnaire, ce que je ramène en Europe est chargé dans le Ford escape.

Me voilà prêt à partir et je pourrai ainsi avoir le ferry de 13h. Je devrais être à Vancouver vers 16h30.

Arrivé au ferry, c’est pour apprendre qu’en raison de la forte affluence je devrai embarquer dans le ferry suivant !…Super !

Arrivé à Vancouver, je mettrai encore plusieurs heures à traverser la ville et rejoindre l’aéroport où je retourne le véhicule.

Prise de la navette et arrivée à l’hôtel vers 18h.

Je n’avais jamais testé cet hôtel qui est à vrai dire un motel de luxe.

J’irai manger dans un resto situé en face et où les clients du motel bénéficient d’une réduction de 15%. De toute façon, à part le McDo, il ne semble pas y avoir grand choix d’établissements.

Jeudi 01 septembre

A l’aéroport j’apprends que le vol est retardé d’une heure. Heureusement que j’ai pris la précaution de me laisser un battement de 2 heures entre l’arrivée de l’avion à Roissy et le départ du TGV pour Bruxelles. Le changement de terminal prend moins d’une demi-heure : donc même avec une heure de retard, je devrais pouvoir avoir mon TGV.

En effet, je ne raterai pas mon train à Paris et j’arriverai sans encombre à Bruxelles.

Rentré chez moi, je n’ai qu’une envie : retourner en Colombie Britannique, mais ce sera pour le printemps prochain.

Viendrez-vous avec moi ?

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