Sasquatch 2017 (Partie 6) : il a plu quasi toute la journée

Il a plu quasi toute la journée

Jeudi 11

DSC01110Il a plu quasi toute la journée mais je suis descendu pour autant dans les bois (je devrais dire monter plutôt). Je suis retourné du côté de l’étang des castors.

J’ai voulu explorer une zone plus haut et où je n’avais jamais encore pénétré.

J’ai garé la voiture à l’endroit où l’année passée nous avions fait un affût en soirée.

Ce chemin de débardage s’arrête net à l’orée du bois. Il devrait y avoir des traces d’animaux.

En effet, je trouve des traces de wapiti et….ce qui semble être une piste de Sasquatch.

Je prends quelques photos, mais elles ne donneront sans doute rien car faiblement marquées dans le sol elles ne sautent pas aux yeux d’un non-averti.

Pendant ce temps la pluie a redoublé. Heureusement je me suis habillé en conséquence : au-dessus de mes « vêtements de brousse », comme je les appelle, j’ai enfilé un pantalon de pluie en plastique à motifs camouflage et ma veste de chasse, verte bien sûr, qui passe son bâptème de la pluie. Je devrais ainsi plus ou moins bien me fondre dans les couleurs des sous-bois, parmi les pins, les fougères et les mousses des troncs pourrissants.

Immédiatement je découvre plusieurs coulées formant de véritables entrées, notamment une belle passant sur le gué caillouteux d’un petit ruisselet. Ces coulées se prolongent par de multiples sentiers tracés par les animaux – wapitis, cerfs mulets, ours et peut-être Sasquatchs – sur des décennies. Il est souvent facile de les suivre et emprunte des passages que nous pouvons aussi prendre, nous humains.

Je recherche immédiatement un endroit où je pourrais placer mes pièges optiques….et il pleut toujours !

Je remarque bientôt ce qui semblent être un « atelier », mais celui-ci ne semblent pas avoir été terminé, ce qui me laissent un doute quand même sur sa vraie nature.

Soudain je sursaute ! Un terrible craquement comme un tronc s’écroulant se fait entendre derrière moi à quelques dizaines de mètres.

Qu’est-ce ? Une branche morte qui tombe (j’y ai un jour assisté), un ours qui descend d’un arbre ou qui fait tomber un arbre mort (je l’ai vécu aussi), un tronc mort qui s’écroule enfin, ou un sasquatch ? Je ne sais. Mais je n’entends ni ne sens rien bouger, sinon ce qui semblent les traits furtifs d’écureuils courant sur des troncs au sol.

Je m’assieds sur le sol moussu et mouillé au pied d’un arbre et entouré de troncs morts mais au bout d’1/2 heure j’abandonne la partie, car il pleut toujours et les pins ne me protègent en rien, que du contraire. De plus l’eau a pénétré dans mes manches et mouillé mes poignets, et mon chapeau de feutre dégouline d’eau jusque dans mon cou.

Je décide que mes 2 pièges optiques termineront le travail à ma place. Je leur choisis un emplacement judicieux et discret, à l’intérieur d’un tronc creux pourrissant et face chacun à un des sentiers dont je parlais plus haut. Je regrette un peu de ne pas en avoir deux de plus pour mieux couvrir la zone.

Je rejoins ensuite la voiture au moment où la pluie s’arrête…enfin pour un temps, car elle reprendra de plus belle ensuite.

Je décide que c’est assez pour aujourd’hui : il est 16h et cela fait malgré tout plus de 3h que je suis parti.

Laissez-moi un commentaire ci-dessous

Cette entrée a été publiée dans Activités, Expéditions, Sasquatch Expeditions, avec comme mot(s)-clef(s) , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.