J’ai assisté à la conférence de Louis Chevillard à Paris

J’ai assisté à la conférence de Louis Chevillard à Paris

Mercredi je me suis rendu à Paris et j’ai assisté à la conférence de Louis Chevillard à l’Université Pierre et Marie Curie.
Après un voyage en Thalys sans problème : pour une fois le train est parti à l’heure!…mais à eu dix minutes de retard à l’arrivée dû à un « problème technique » (sic) sur la voie qui nous força à attendre dix minutes en gare de Haute-Picardie.
Métro puis arrivée à l’hôtel. Personne à la réception et la porte fermée à 17h30 (!) et 10 minutes d’attente avant que l’on ne vienne m’ouvrir.

Le temps de déposer mon sac dans ma chambre et retour à la station de métro. Descente à la station Jussieu où j’avais donné rendez-vous à Natacha Magnenan (nous y reviendrons plus tard). Heureusement que Louis m’avait envoyé un plan de l’université, ce qui nous a permis, Natacha et moi, de trouver l’auditoire sans trop de difficultés.
J’y ai retrouvé Michel Raynal et Aurélie une autre participante à plusieurs de nos colloques précédents que nous avons organisés.

La conférence de Louis Chevillard

La conférence de Louis Chevillard se composait de 2 parties. La première partie était un bref résumé de ce qu’est la cryptozoologie, de son historique, de ses buts et de sa méthodologie.
La seconde partie était dédiée au yéti et de rappeler que la figure de l’Homme sauvage appartient à toutes les cultures. Qu’en est-il du yéti?

Et justement sa conférence vient à point nommé après l’annonce que le Yéti n’est qu’un ours…et l’occasion de relativiser ce scoop.
Si le yéti est peut-être un ours au Tibet, du moins ce que prétendent les dernières analyses ADN, il n’en est peut-être pas de même dans d’autres régions, comme le Népal où là on pourrait bien avoir affaire aux descendants du sivapithèque, voire plus probablement d’orang-outans dont la présence dans la zone est attestée par la paléontologie.

Après la conférence, nous avons été invité à partager un verre de cidre puis nous sommes allés manger dans un resto asiatique.
J’ai réintégré ma chambre vers 23h45.

Ma visite au Dr. Marie-Jeanne Koffmann

Mon déplacement à Paris devait aussi être l’occasion de rendre visite au Dr. Marie-Jeanne Koffmann.

Mais qui est le Dr. Marie Jeanne Koffmann (pour les lecteurs qui ne la connaissent pas) ?

Marie-Jeanne Koffmann


M-J Koffmann lors d’un de nos colloques

Raconter la vie de Marie-Jeanne Koffmann pourrait faire certainement l’objet d’un ouvrage tout entier, voire d’une collection, tellement celle-ci fut bien remplie et pleine d’aventures.
Nées en France et française de nationalité, elle et sa soeur (aujourd’hui décédée) partirent rejoindre leurs parents en Russie tout au début de la fondation de l’Union Soviétique.
Après des études de médecine à Moscou, elle s’enrôle dans l’Armée Rouge et avec le grade de capitaine et la fonction de commandant en second d’un bataillon de montagne (l’équivalent des chasseurs alpins) dans le Caucase elle participe aux combats contre l’armée allemande durant la seconde guerre mondiale.La paix revenue, Marie-Jeanne sera envoyée par Staline au goulag pendant 8 ans. A la mort du dictateur elle retrouvera la liberté.

PORCHNEV BORIS


Boris Porchnev (1905-1972)

Amie et disciple du Prof. Boris Porchnev (1905-1972), elle partira sur les traces de l’Homme Sauvage du Caucase appelé aussi  Almasty, Kaptar, Ghoul-biavan et bien d’autres noms suivants les nombreuses langues et dialectes caucasiens.

Ses recherches s’étaleront sur une cinquantaine d’années au cours desquelles elle a amassé des dizaines de témoignages et d’indices qu’il reste à classer et à publier.

A la chute de l’URSS, elle put enfin regagner la France, son pays natal, pour lequel elle avait gardé tout son amour, malgré toutes ces longues années d’éloignement.

Personnellement j’ai fait sa connaissance en 1997, lors du premier Colloque Européen de Cryptozoologie que j’avais organisé à Bruxelles.
Son éloquence, sa rigueur scientifique et sa connaissance parfaite du dossier de l’Almasty subjuguèrent l’auditoire pendant près de 2 heures.

Pour l’anecdote, le lendemain nous nous promenions côte à côte  au centre de la ville en discutant lorsque je me rendis compte qu’elle ne marchait plus à mes côtés : elle s’était arrêtée devant la vitrine d’un magasin. Et je vous défie de deviner de quel type de magasin il s’agissait !…une armurerie !
Elle me montra un pistolet automatique, un poignard,…. « Voyez-vous, pendant la guerre j’ai eu un pistolet semblable : une excellente arme. J’eus aussi un poignard du type que vous voyez-là. » Etais-je en compagnie d’une honorable vieille dame de 77 ans ou de Ma Dalton?

J’aurais encore bien des anecdotes à relater à son sujet durant ces 20 dernières années où elle participa régulièrement à nos colloques ou durant nos échanges téléphoniques réguliers.

Il y avait plusieurs années que je n’avais plus eu de contact avec elle car de graves ennuis de santé de son côté avaient interrompus nos discussions et cela faisait longtemps que j’attendais un prétexte de me rendre à Paris pour renouer avec elle.

Cette conférence était l’occasion de le faire.

Mes retrouvailles avec Marie-Jeanne

J’avais rendez-vous avec Natacha Magnenan, sa vieille amie russe (depuis 1971!) qui veille sur elle et sur ses intérêts, dans un restaurant à 2 pas du home où réside Marie-Jeanne.

Après le repas pendant lequel bien sûr le sujet principal de discussion était Marie-Jeanne, nous nous sommes rendus à sa résidence.
J’y retrouvai ma vieille amie toujours l’esprit vif pour ses 98 ans même si divers graves ennuis de santé ces dix dernières années ont fini par la clouer dans un fauteuil roulant.

Ce fut un plaisir je crois partagé de nous revoir. Nous avons échangé les dernières nouvelles et elle m’interrogea sur mes futurs projets et ce fut à nouveau l’occasion pour elle de nous raconter un nouvel épisode de sa vie aventureuse au Caucase. Elle me remit aussi la copie d’une lettre qu’elle m’avait écrite au début des années 2000 (je ne me souvenais plus l’avoir reçue : il faut que je fasse des recherches dans mes archives).

Malheureusement je dus la quitter au bout d’une heure car le train pour rentrer à Bruxelles ne m’attendrait pas.

Espérons que les circonstances me permettront de la revoir bientôt et plus longuement.

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