Les Chroniques de MBSnatura (7) : La Cryptozoologie est un travail d’équipe

Il fut un temps, très lointain, où les explorations étaient une sorte de travail d’équipe.

Par exemple, on avait, d’un côté, des géographes, des botanistes, des zoologistes, des archéologues (appelés, à l’époque, des historiens), tous de cabinet ; et d’un autre côté, des explorateurs, des chercheurs, des aventuriers, des militaires même, sans parler des missionnaires, qui parcouraient la Terre, et qui informaient les premiers, de leurs découvertes, que ces premiers collationnaient, mettaient en perspective, communiquaient.

Une telle collaboration serait-elle possible, de nos jours, et serait-elle encore utile, avec les moyens modernes de communication ?

On peut supposer que, non seulement cela serait encore productif, mais que cela se passerait à une magnitude supérieure à celle des temps anciens, du fait des mêmes moyens modernes juste évoqués.

C’est une simple opinion personnelle, bien entendu, mais elle me semble plausible.

Disposer, lorsque l’on est sur le terrain, d’une base arrière en appui constant et en aide rapide, cela semble évidemment positif, tout comme, pour la base arrière, de pouvoir compter sur ses éléments avancés de reconnaissance, œuvrant plus près du terrain.

De même, imaginons des scientifiques, spécialistes réputés dans leurs domaines d’expertise, acceptant de collaborer avec des « amateurs » (ceux qui aiment), en liaison presque immédiate, sinon immédiate, et plus ou moins continue.

L’amateur, sur le terrain, voit quelque chose d’intrigant, et il sollicite, à ce sujet, le spécialiste de confiance, qui l’informe que c’est sans intérêt ou bien à étudier de plus près.

A l’inverse, le spécialiste peut profiter de la présence de l’amateur, ici ou bien là, pour lui demander de surveiller certains indicateurs, et de chercher des informations sur tel ou tel domaine que le scientifique juge opportun d’approfondir, par amateur interposé.

C’est un peu ce qui se passait lors des dernières missions Apollo, entre les astronautes sur la Lune, et les experts sur Terre.

Bon, en France, une telle collaboration, entre scientifiques et amateurs, saufs exceptions rares (et encore ! car, alors, uniquement sur des thèmes officiels ; ceux que la science admet, pour le dire autrement), il ne faut pas y compter.

Déjà que, entre scientifiques français, il existe toute une hiérarchisation, selon là où vous avez fait vos études, les diplômes que vous avez obtenus et leurs mentions éventuelles (et aussi l’âge du diplômé lors de leur obtention), avec des coteries, des baronnies, des chasses gardées, des jalousies, des intrigues, des cabales, des peaux de bananes, et j’en passe, croyez-moi.

Et je ne reviens pas sur le fait d’être ou non publié dans certaines revues, d’être ou de ne pas être invité à des colloques (et lesquels), et selon que l’on y est invité comme public ou bien en tant qu’intervenant, etc.

Un « pecking order », comme l’appelle les Anglo-Saxons, impitoyable, et incontournable.

Ce que je viens de vous dire n’est pas l’exclusivité du monde scientifique français, car il en est de même dans le monde professionnel.

Juste une anecdote personnelle, pour illustrer mon propos…

Postulant pour un emploi, de niveau Master 2 (bac + 5), un diplôme que j’avais acquis avec une très bonne notation, et dans un des établissements les plus réputés de ce pays, le recruteur m’a reproché que j’avais eu mon Baccalauréat bien tard (un événement datant de plus de vingt années dans le passé, lors de cet entretien).

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