Quoi de neuf sur la Planète Crypto : un anaconda, Nessie, Likweli

Une nouvelle espèce d’anaconda de 7,5 mètres découverte en pleine Amazonie

En explorant la forêt amazonienne, l'équipe du herpétologue Bryan Fry a révélé en 2024 que ce grand serpent n'était pas une, mais deux espèces, dont l'une pourrait déjà être menacée. © StockSeller_ukr, iStock

En explorant la forêt amazonienne, l’équipe du herpétologue Bryan Fry a révélé en 2024 que ce grand serpent n’était pas une, mais deux espèces, dont l’une pourrait déjà être menacée. © StockSeller_ukr, iStock

En février 2024, une équipe annonce que l’anaconda vert ne forme pas une espèce mais deux, séparées depuis dix millions d’années. L’information fait le tour du monde. Les mois suivants, plusieurs équipes de spécialistes contestent la description, et la base de référence en herpétologie ne la retient toujours pas aujourd’hui.

L’anaconda vert, le plus lourd serpent du monde, est largement répandu dans une grande partie de l’Amérique du Sud tropicale. Des travaux publiés dans la revue Diversity ont proposé de scinder cette espèce en deux, résultat issu d’une campagne de prélèvements menée en Amazonie dans le cadre d’un tournage documentaire.

L’équipe, dirigée par Jesús Rivas et associant notamment Bryan Fry, de l’université du Queensland, a analysé des données génétiques provenant de neuf pays. Sa conclusion : la population du nord du continent, présente dans le bassin de l’Orénoque ainsi qu’en Équateur, en Colombie, au Venezuela, à Trinité et dans les Guyanes, constituerait une espèce distincte de celle du bassin amazonien.

Les deux lignées auraient divergé il y a environ dix millions d’années, avec un écart génétique de 5,5 %. Le nom proposé pour la population septentrionale, akayima, signifie grand serpent dans une langue caribe. Les mêmes travaux proposaient par ailleurs de regrouper deux espèces d’anacondas jaunes en une seule.

Une contestation immédiate

Trois groupes de chercheurs ont publié dans les mois suivants des critiques de cette description. L’une d’elles, parue dans le Zoological Journal of the Linnean Society, considère que le nom proposé ne satisfait pas aux exigences du code international de nomenclature zoologique et se trouve de ce fait dépourvu de validité.

(Pour lire la suite du débat : Futura Sciences )

La légende perdure depuis de nombreuses décennies

Vue sur le loch Ness (photo : E. JOYE)

Le Loch Ness, ce lac situé en Écosse, abriterait un monstre insaisissable. Au fil des années, les témoignages et les photos se multiplient sans que son existence ne soit réellement prouvée. Toutefois, à la fin du mois de septembre, deux nouvelles personnes abordent le sujet et expliquent l’avoir vu.

Un mythe qui perdure
L’une des dernières rencontres se serait déroulée le 25 juillet dernier. « J’ai aperçu ce que je ne peux décrire que comme une grosse tête de crocodile surdimensionnée au-dessus de l’eau, sur le côté tribord, à une distance d’environ 100 mètres. La tête a rapidement disparu avant que je puisse prendre une photo, car il m’a fallu quelques minutes pour comprendre ce que je voyais », confie un marin au média The Inverness Courier.


Le likweli, nouvelle espèce de singe découverte dans le bassin du Congo

Le likweli, ou Colobus congoensis, vit dans la forêt tropicale. Junior Amboko

Le likweli, ou Colobus congoensis, vit dans la forêt tropicale. Junior Amboko

Colobus congoensis n’est que la cinquième espèce de singe africain décrite depuis soixante-quinze ans, au bout d’une longue quête scientifique dans les forêts denses du Congo.

Le petit singe avait été photographié pour la première fois en 2008 dans une forêt de la République démocratique du Congo. Il vient d’être identifié par des scientifiques comme une nouvelle espèce de primate, nommée Colobus congoensis. Le bas de son visage, de couleur « orange crème » tranchant avec un pelage noir, et sa lignée génétique très ancienne le distinguent des autres colobes (singes d’Afrique tropicale), selon l’équipe internationale de chercheurs qui décrit l’espèce pour la première fois dans la revue PLOS One du 15 juillet.

 Des poils plus longs dans le haut du dos et sur les épaules ont chez certains individus « l’apparence d’une cape », précisent les scientifiques du parc national de la Lomami et de l’université Florida Atlantic notamment. Le petit singe possède également une tache de fourrure blanche autour de l’anus, une peau grise nue sur les pommettes et « de longs cheveux noirs (environ 4 à 6 cm) sur le front et les côtés du visage », indiquent les auteurs.

(D’après Figaro Sciences. Et pour en savoir plus sur ce singe : https://fr.wikipedia.org/wiki/Colobus_congoensis )