Devenir Traqueur de Bigfoot en 2 semaines, est-ce vraiment possible?

Structure attribuée au Bigfoot

Voici quelques jours je t’envoyais une invitation à venir nous rejoindre en Colombie-Britannique (Canada) au printemps 2023, vivre ton aventure extraordinaire et devenir un Traqueur de Bigfoot/Sasquatch.

Puisqu’on est à la période des cadeaux je t’offrais une substantielle réduction de 40% sur le tarif normal.

Mais pour bénéficier de cette fantastique réduction, il faut réserver ton voyage absolument avant le 25/12 à minuit.

Pour réserver il te suffit de cliquer  ICI

Mais attention !
Pour des raisons de logistique et d’organisation, je te rappelle que je ne prendrai que 8 participants M-O-T-I-V-E-S

Donc premier réservé, premier servi !

J’espère que tu seras de ceux-là et que tu pourras vivre ton Aventure Extraordinaire dans une zone où j’ai vécu moi-même des aventures que je n’aurais pas connues si je n’avais pas sauté le pas en 2005.

A bientôt au Canada !

Eric JOYE
(Organisateur)

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Quoi de neuf sur la Planète Crypto : un coquillage, un puma et un « monde perdu », un « plésiosaure »

Un coquillage californien disparu…bien vivant !

Cymatioa cooki. A, B living animal from Naples Point, SBMNH 629938, length = 7.4 mm A lateral view with extended foot, note mantle papillae anteriorly and dorsally B ventral view with wide, long mantle gape C, D animals on native substratum E–H holotype, LACMIP 59.2., length = 9.7 mm E exterior of right valve F exterior of left valve G interior of left valve H interior of right valve.

Cymatioa cooki. A, B living animal from Naples Point, SBMNH 629938, length = 7.4 mm A lateral view with extended foot, note mantle papillae anteriorly and dorsally B ventral view with wide, long mantle gape C, D animals on native substratum E–H holotype, LACMIP 59.2., length = 9.7 mm E exterior of right valve F exterior of left valve G interior of left valve H interior of right valve.

En novembre 2018, l’écologiste marin Jeff Goddard se trouvait sur une plage près de Santa Barbara, en Californie, à la recherche de limaces de mer dans certaines mares. Vétéran de son métier, Goddard a étudié les habitats intertidaux de la Californie pendant des décennies – il semblait que rien ne pouvait le surprendre. De toute évidence, il avait tort. Continuer la lecture

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Vis ton aventure extraordinaire en 2023 ! (Promotion)

Sasquatch, d'après Emannuel Janssens-CasteelsPeut-être que  l’un de tes rêves est de partir traquer le Bigfoot/Sasquatch, de découvrir ses empreintes dans la boue et – qui sait ? – de tourner une vidéo de notre « ami velu » et devenir à ton tour « Traqueur de Sasquatch ».

Mais tu t’interroges :

  • le Bigfoot existe-t-il ou n’est-ce qu’une légende ?
  • Et les empreintes sont-elles bien réelles ou ne sont-ce que des canulars ?
  • Les témoignages sont-ils crédibles ?
  • Pourquoi personne ne l’a jamais officiellement capturé ?
  • Et pourquoi les milieux scientifiques refusent de reconnaître son existence… s’il existe?

Tout cela t’énerve (je t’avoue que moi aussi cela m’énervait avant d’aller sur place) et tu désires te faire ta propre opinion et de sauter le pas, comme je l’ai fait moi-même !

En effet, une après-midi de 2004, alors que je travaillais sur l’organisation d’une expédition sur le Yéti au Népal, le téléphone sonne. Je décroche et à l’autre bout du fil mon ami le Pr. Léon Brenig, de l’université de Bruxelles :  » Cela te dirait de monter une recherche de terrain sur le Sasquatch-Bigfoot? »

L’occasion était trop belle  ! J’abandonne mon idée d’une expédition au Népal, surtout que la situation politique était devenue instable dans le pays.

Nous décidons de partir pour le Texas d’où de nouveaux témoignages provenaient.

Après 3 expéditions au Texas, en 2008, nous nous transporterons en Colombie-Britannique (Canada) où j’avais trouvé en 2006 des empreintes de pied de forme humaine de la taille de celles d’enfants, mais aussi gigantesques !….

Et ce fut une bonne décision : empreintes de pied , coups sur le tronc des arbres, structures en forêts, arbres et branches tordues, cris et même une expérience d’infrasons.

J’y ai donc vécu beaucoup d’autres moments forts…. et c’est toujours ma zone de recherche à ce jour !

En 2023 je te propose de m’accompagner sur le terrain, au Canada et devenir toi aussi un Traqueur de Sasquatch !
Pour savoir comment vivre ton Aventure Extraordinaire et bénéficier d’une substantielle réduction, il te suffit de cliquer ci-dessous (Attention ! En cas de problème d’affichage, recharge la page !)

Oui ! Je veux vivre mon Aventure Extraordinaire sur la Piste du Sasquatch

Mais attention !

Pour des raisons de logistique et d’organisation, je te rappelle que je ne prendrai que 8 participants M-O-T-I-V-E-S 

Donc premier réservé, premier servi !

J’espère que tu seras de ceux-là et que tu pourras vivre ton Aventure Extraordinaire dans une zone où j’ai vécu moi-même des aventures que je n’aurais pas connues si je n’avais pas sauté le pas en 2005.

A bientôt !

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Les Chroniques de MBSnatura (3) : De la possibilité de l’existence des Hommes Sauvages et Velus

Je me suis livré à quelques calculs, à partir de la superficie mondiale des forêts, soit environ 39 millions de kilomètres carrés.

En supposant que seules 10 % de ces forêts peuvent accueillir et sustenter des hominidés, et aussi que, à l’échelle planétaire, ils sont 10 000 spécimens, alors on arrive à une répartition statistique de 390 kilomètre carré par individu, soit un carré d’environ 20 kilomètres de côté pour chacun d’entre eux.

S’ils vivent par petits groupes de cinq individus, en moyenne, chacun de ces groupes bénéficie donc d’une superficie commune de 1950 kilomètres carrés, soit un carré de 44 kilomètres de côté.

Même avec des restrictions comme seulement 10 % des forêts qui seraient propices à leur maintien, et un nombre (10 000) non négligeable d’entre eux (pour qu’un pool génétique minimal subsiste), c’est possible, sur le plan écologique, surtout avec un régime alimentaire omnivore, et un mode de vie de type chasseur-cueilleur.

Ce qui précède, comme raisonnement chiffré, n’est en rien une preuve de leur existence, mais c’est une preuve de la faisabilité de leur existence, si cette dernière est réelle.

Il en serait tout autrement si l’on arrivait à des superficies bien plus
réduites, par individu.

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Les Chroniques de MBSnatura (2) : Cryptozoologie versus Pseudo-Cryptozoologie

Un nouveau courant est en train d’émerger, parmi les gens qui s’intéressent à la cryptozoologie, et qui écrivent sur le sujet (production de livres, sites Internet, documentaires), avec ce que l’on pourrait appeler de la cryptozoologie paranormale, qui considérerait que certaines entités auraient une nature relevant intégralement du domaine du paranormal, ou bien qu’elles auraient une dimension mixte (physique et paranormale), ce qui viendrait ajouter une nouvelle version aux trois précédemment évoquées  selon laquelle certaines entités (notamment les célèbres Bigfoots et autres velus apparentés, mais aussi les Wolfmen et consorts) ne seraient pas des êtres simplement biologiques, mais aussi d’une autre nature, soit hybride, ou bien même purement non physique.

Du paranormal dans la cryptozoologie

Détail intéressant, il y aurait donc l’entrée du paranormal dans la
Cryptozoologie, de la même façon, mais avec un léger décalage temporel, que ce n’est le cas en Ufologie, où certains acteurs du domaine voient ces phénomènes comme des manifestations à la fois physiques et d’une autre nature (qui n’est pas physique, au sens humain du terme), et dont Jacques Vallée aura été un des premiers à aborder cette possibilité, notamment au travers de trois de ses livres (Dimensions, Confrontations, Révélations).

Qui plus est, commencent à remonter des observations mixtes, c’est à dire des observations simultanées, ou bien peu décalées dans le temps (quelques heures), mais identiques en matière de lieu précis, de cryptides et d’UFOs.

Le raisonnement tenu, pour avancer cette hypothèse, serait le constat que l’abondance des observations est accompagnée de la quasi absence de traces physiques, sauf des empreintes (qui restent à confirmer dans leur authenticité et leur attribution), mais jamais de quoi obtenir une analyse ADN (squelette, poils, déjections, etc.) qui soit décisive.

Quel est le saut déductif derrière ce raisonnement ?

Et les auteurs de ce raisonnement font donc ce saut déductif : pas de traces physiques indiscutables, mais grand nombre d’observations, de même que des manifestations non physiques, ou bien partiellement physiques. Ajoutez à cela quelques témoignages d’observations avec des apparitions-disparitions en pleine vue, et la déduction est vite faite.

Là, je ne me fais que le rapporteur de cette « école », en matière de cryptozoologie, juste à titre d’information sur ce qui semble faire son chemin outre-Atlantique, mais aussi, en Grande-Bretagne.

J’évoquais, anecdotiquement, un même glissement, dans un autre domaine, celui de l’Ufologie, où les éléments périphériques (dont les MIB (Men in Black) et autres participants au contexte), sont de plus en plus assimilés au monde du surnaturel, du paranormal, (« you name it », comme disent les Anglo-saxons).

De fait, se produit une sorte de convergence, de dynamique vers un syncrétisme, de la part de certains auteurs, livres, sites, etc., où la cryptozoologie paranormale (puisque certains la voudraient ainsi), l’ufologie paranormale (faute d’un autre terme), et le paranormal classique (esprits et tout le catalogue connu) seraient des manifestations différentes d’une même source unique, pour le dire en peu de mots.

On a raison de souligner que cette évolution, surtout marquée dans le monde anglo-saxon, mais qui va ensuite finir par monter en puissance dans le monde francophone, puisque ce qui commence chez les autres arrive ensuite chez nous, avec un décalage de quelques années, ne va pas améliorer les représentations du grand public, et plus encore celles des scientifiques, en ce qui concerne la cryptozoologie.

Surtout que, déjà, dans le monde francophone, il y a aurait une tendance, de la part de certains, à notamment faire un amalgame entre la cryptozoologie, l’ufologie, et d’autres « pseudos-sciences » (pour employer le grand terme dévaluateur et stigmatisant), amalgame auquel je n’adhère pas en ce qui concerne la cryptozoologie, mais aussi la cryptobotanique.

Découpler et différencier la cryptozoologie « normale » de l’autre cryptozoologie

Il n’empêche que cela obligera, tôt ou tard, à bien découpler et différencier la cryptozoologie « normale » (s’occupant des êtres biologiques, et qui ne sont rien que cela) de l’autre cryptozoologie, sans la moindre ambiguïté (tant les amalgames vont vite par chez nous, et jamais dans le bon sens), et cela, à tous les niveaux : travaux, publications, expéditions, prises de positions ; et surtout, vis à vis des médias, toujours bien plus intéressés par le spectaculaire pavlovien (de l’émotion, du drame, du mystère, et une bonne dose de polémique, pour bien faire monter l’audimat) que par l’information raisonnée.

Nous sommes loin du « Magazine des Explorateurs », à la télévision, de nos jours, et je prends cet exemple pour les plus anciens de ce groupe, qui se souviendront peut-être de cette émission des années 50-60.

L’astronomie a su marquer sa différence avec l’astrologie, il nous faudra en faire de même, pour la cryptozoologie normale, pas pour nous, mais pour ceux qui en entendraient parler et voudraient en savoir plus.

Nous ne cherchons pas le spectacle, ni même le spectaculaire, et c’est bien ainsi, ce qui n’empêche pas la réalité de bien souvent dépasser la fiction, et tant mieux.

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Quoi de neuf sur la Planète Crypto : La COP 15 sur la biodiversité à Genève

Le singe langur de Popa, découvert en 2020, tire son nom du volcan éteint du mont Popa, situé dans le centre de la Birmanie. On estime sa population à une centaine de spécimens.

Le singe langur de Popa, découvert en 2020, tire son nom du volcan éteint du mont Popa, situé dans le centre de la Birmanie. On estime sa population à une centaine de spécimens.

Son nom est langur de Popa. Ce petit singe mutin, aux yeux noirs cerclés de blanc, a été photographié dans les forêts birmanes. Lui et 224 nouvelles espèces ont été découverts en 2020 dans la région du Grand Mékong, à cheval sur la Birmanie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam.

Selon le site suisse TDG d’où sont tirées les informations de cet article, le rapport du WWF publié début 2022 présente une trentaine de reptiles, une dizaine d’amphibiens et de poissons, plus de 150 plantes.

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Cryptolittérature : « Cryptides, En Quête De Preuves » par Dr. Jean-Philippe Wauty

Cryptides, En Quête de Preuves - Wauty, Jean-Philippe

A la lecture du titre « Cryptides En Quête De Preuves » et en voyant que l’auteur était vétérinaire, je me suis dit : « Je n’ai jamais entendu parler de Jean-Philippe Wauty, mais en tant que vétérinaire je vais découvrir un livre sans aucun doute d’un grand intérêt scientifique ».
Que ne fut pas mon incommensurable déception ! Ce livre est tout simplement consternant !

En quoi est-il consternant ?

D’abord par le nombre colossal de fautes de grammaire, d’orthographe et de style ce qui donne l’impression d’un texte rédigé à la va-vite, en y fourrant, en désordre, plein de choses différentes qui n’y ont pas leur place – nous y reviendrons ! – avec le sentiment que cela fut fait pour arriver à gonfler suffisamment une pagination qui aurait été trop courte, sans ces pis-aller.

Eh oui ! de plus il faudra mener une recherche pour retrouver la moitié des photos que l’ouvrage…ne montre pas !

Erreurs historiques et zoologiques élémentaires

Plus grave, les erreurs historiques et zoologiques élémentaires.
Prenons pour commencer le chapitre « Un cryptide devenu espèce à part entière » et la mise en garde risible et plutôt digne de ce que pourrait écrire un pré-adolescent. Mais surtout on y trouve une première erreur historique et scientifique. Non, ce n’est pas le Calmar Colossal (mesonychoteuthis hamilton (sic !)) qui fut identifié au XIXe s par Japetus Steenstrup, qui était danois et non suédois, mais l’Architeuthis dux, donc le Calmar Géant. Et une première erreur zoologique dans la foulée ! vous avez bien lu mesonychoteuthis hamilton, or l’auteur aurait du savoir que le genre s’écrit TOUJOURS avec une majuscule et l’espèce avec une minuscule, ainsi il aurait dû écrire Mesonychoteuthis hamiltoni.

Autres erreurs

Je ne connais aucune attaque de lynx sur l’être humain et le fait de se faire attaquer par un loup est extrêmement exceptionnel au XXIe s. Il ne sait pas non plus qu’un renard n’aboie pas mais glapit.
A le lire on serait effrayé de descendre sur le terrain avec tout ce qu’on risque de rencontrer comme bêtes féroces réelles (lynx, loup, ours) ou imaginaires (loup-garou, dogman et autres E.T) prêtes à nous massacrer ou à nous infecter.
A croire que J-P Wauty n’est jamais allé dans la nature et que tout ce qu’il en connaît vient des films ou de la littérature de fiction.

Mais il y a plus grave pour le propos du livre : le Dr. Wauty ignore absolument tout de ce qu’est la cryptozoologie.

Petit rappel !

Rappelons que la Cryptozoologie, terme apparu sous les plumes des scientifiques Yvan T. Sanderson (« cryptozoology ») et le Dr. Bernard Heuvelmans (zoologiste) dans les années respectivement 40 et 50. est, pour simplier, l’étude et la recherche par des moyens et des méthodes scientifiques des animaux vivants de grande ou moyenne taille dont on ne connaît que des indices partiels sous forme de témoignages passés ou actuels, de traces indirectes d’activité et de présence (empreintes de pas, restes de repas, photos et films) voire de quelques rares traces physiques (restes de cadavres ou ADN) supposant la possibilité de leur existence physique.
Le fait que ces animaux recherchés soient des animaux vivants à notre époque distingue la cryptozoologie de la paléontologie qui, elle, s’occupe des animaux disparus.
Il existe quelques 200-250 dossiers ouverts par la Cryptozoologie qui va des grands classiques populaires (Yéti, Bigfoot, monstres lacustres, mokélé-mbêmbé, serpents-de-mer) à des animaux moins impressionnants et moins populaires (l’oiseau inconnu d’Hiva-Oa, la Rythine de Steller, le pic-à-Bec d’Ivoire, quelques marsupiaux, des cétacés à deux nageoires dorsales, grands félins en Grande-Bretagne,…).
A côté de ceux-ci, il ne faut pas oublier les animaux qui ne sont pas dans leur environnement original, les « Out-of-place » qui peuvent être de nouvelles espèces colonisatrices (chacal doré, chien viverrin) ou des animaux relachés dans la nature par des propriétaires indélicats.

Où le paranormal pollue la cryptozoologie

Malheureusement certains illuminés veulent y inclure des créatures sorties tout droit de l’imaginaire ou de la culture des comic books américains, tels Mothman, Frogman, Lizardman, etc et dont il ne manque plus que Batman et Spiderman ! Et n’oublions pas d’y joindre tout l’atlas des E.T divers et variés ! Toute une ménagerie digne des bestiaires médiévaux qui permet tous les délires pseudoscientifiques, ésotériques et paranormaux auquel l’auteur, pourtant vétérinaire, ayant donc reçu une formation scientifique, avoue clairement adhérer et sur lesquels il s’étend.
Que le Dr Wauty me cite un cryptide ayant une technologie de centaines d’années plus avancée que la nôtre !
Mais c’est bien sûr ! les cryptides pourraient être transdimentionnels ou abandonnés par des « soucoupes volantes » ! Pourquoi aucun cryptozoologue, à commencer par le Dr Bernard Heuvelmans cité plus haut, n’y a-t-il jamais pensé ? !!!
Soyons clairs : ce discours pseudo-scientifique n’a pas sa place en cryptozoologie sérieuse !

Soyons bon prince…mais pas trop !

Soyons cependant bon prince, la partie la moins déplorable de l’ouvrage est la partie sur les techniques de prélèvement, mais elle est malheureusement trop superficielle et trop imprécise, de la part d’un vétérinaire. Ainsi j’aurais aimé qu’il creuse un peu plus le matériel qu’il conseille de se procurer et en donne des références, car on dirait des conseils tirés du « Manuel des Castor Juniors ».

Par exemple, si je prends la partie prélèvements d’indices, elle manque de précisions et de détails.

En outre il préconise la mise en pochettes Ziplock étanches les prélèvements de matériels biologiques, mais il oublie que cette opération peut aggraver la vitesse de dégradation de ces prélèvements en peu d’heures dans certains cas, surtout sans mise de ces échantillons dans de l’azote liquide pour une longue conservation. Mais je conviens que cela dépasse les possibilités d’un amateur auquel cet ouvrage est censé s’adresser.
Rappelons l’intérêt de la pochette en papier, si possible stérile, justement pour éviter la prolifération bactérienne en milieu clos et humide.
Quant à conseiller, comme le fait l’auteur, avant moulage au plâtre d’une empreinte, d’enlever tous les débris présents dans cette empreinte mais sans dire de les sauvegarder, c’est également perdre bien des informations précieuses.
Personnellement, je ne conseille pas de le faire car certains de ces débris s’ils étaient présents au moment de la formation de l’empreinte peuvent nous donner des informations capitales sur la formation de celle-ci et sur l’anatomie du pied ou de la patte qui l’a imprimée dans le sol : de là l’intérêt de les laisser in situ dans le moulage en prenant soin de photographier le moulage avec ces restes de terre ou ces débris.
C’est tout autre chose, bien sûr, si ces débris sont arrivés APRES la formation de l’empreinte et donc n’ont aucun rôle à y jouer et peuvent alors être écartés.

Une bibliographie décevante

Enfin, on aurait aimé trouver une bibliographie un peu plus fournie concernant les techniques de prélèvement, mais aussi la cryptozoologie en général dont l’auteur ne cite que 3 ouvrages généraux et omet de citer le livre fondamental « Sur la piste des bêtes ignorées » (Dr. Bernard Heuvelmans, Plon 1955).

En conclusion 

La maîtrise d’un sujet, c’est une chose, en maîtriser la communication à des tiers, c’est une autre chose ! Et là, il me semble que les deux aspects manquent cruellement à cet ouvrage.
Je vous enjoins de vous reporter plutôt à des ouvrages de cryptozoologie écrits par des scientifiques ou des chercheurs qui essaient de faire les choses suivant les règles scientifiques. Mais je concède que la littérature francophone est plutôt pauvre au regard des ouvrages qui sont publiés dans le monde anglo-saxons, dans lesquels il faut malheureusement parfois aussi faire un tri.

 

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Quoi de neuf sur la Planète Crypto : Les empreintes de pas humanoïdes découvertes dans la neige appartiennent-elles au yéti ?

« Les empreintes de pas humanoïdes découvertes dans la neige appartiennent-elles au yéti ? «  est le titre un podcast diffusé hier sur la chaîne La Première de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) et qui concerne principalement le Yéti, le mal nommé Abominable-Homme-des-Neiges, mais aussi en partie le Bigfoot.
Si les connaisseurs du sujet n’y apprendront pas grand-chose de neuf, il constitue un bon résumé de l’affaire, sans doute un peu romancé dans les détails pour la mise en scène.

A écouter ICI!

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Quoi de neuf sur la Planète Crypto : Les restes du dernier tigre de Tasmanie connu ont été RETROUVÉS après 86 ans

Les restes du dernier thylacine connu, que l’on croyait perdus depuis des décennies, ont été redécouverts dans un placard d’un musée de Tasmanie, a annoncé aujourd’hui le Daily Mail.

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Les Chroniques de MBSnatura (1) : L’écart est tel entre nos certitudes et la réalité que cela en est presque comique

Hier, je réfléchissais, une fois de plus, au contraste qui existe entre nos certitudes sur la très haute qualité de nos capacités cognitives et observationnelles, d’une part, et, d’autre part, tous les biais qui, en réalité, viennent les affecter, le plus souvent à l’insu de notre plein gré (comme disait un coureur cycliste connu, à l’époque de ses déboires judiciaires).

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