L’état de la recherche et perspectives d’avenir

Les observations, généralement faites par des témoins accidentels, sont nombreuses tant au Canada qu’aux Etats-Unis. Elles décrivent des rencontres fortuites avec des êtres simiesques de part leur allure générale, crâne, face, longueur anormale des bras par rapport aux jambes, toison abondante, mais se déplaçant en station verticale.

Généralement, les observations sont de courte durée, de la seconde à, plus rarement, une dizaine de minutes. Le plus souvent, le lieu de l’observation est une zone reculée, très boisée où les témoins campent, pêchent ou chassent. Il arrive également que l’observation soit faite à proximité d’un habitat humain permanent mais généralement très isolé.

Ces rencontres sont souvent marquées par l’étonnement et la stupeur, lorsque le témoin constate que l’animal auquel il se trouve confronté ne peut être un ours ni un autre animal connu car il se déplace sur de longue distances, en marchant ou en courant, enjambe des obstacles, le tout en station verticale. Son aspect à la fois humain et simiesque produit un effet d’incrédulité puis, fréquemment, de peur chez le témoin. La stature élevée des êtres observés, atteignant souvent des tailles comprises entre 2m et 3m selon les cas, ainsi que leur constitution massive et puissante contribuent largement à ce type de réaction.

Les témoins canadiens et américains appartiennent à toutes les catégories sociales. Ils ne sont en général pas familiers avec la littérature sur les bigfoots et se contentent de les décrire comme de grands singes étrangement bipèdes. Des enquêtes approfondies auprès des témoins montrent généralement un degré de crédibilité élevé chez ceux-ci. La cohérence des observations est également très grande.

Des éléments matériels viennent compléter les témoignages : traces et nids au sol, vocalisations de divers types, coups sur les arbres. De nombreuses observations sont accompagnées de traces de pieds quand le sol est suffisamment meuble, boueux ou enneigé. L’examen des empreintes et des pistes qu’elles constituent ont permis à des spécialistes en primatologie et en anthropologie physique de reconstituer dans les grandes lignes le pied du sasquatch (voir les travaux des Drs. Jeff Meldrum de la Idaho State University et Grover S.Krantz de la Washington State University et sa mise en œuvre dans la démarche bipède de celui-ci).

Des traces d’autres parties du corps ont pu être moulées et étudiées récemment (Skookum cast, voir site Internet de la Bigfoot Research Organization, BFRO.  Ce site est également une remarquable source d’information sur les témoignages tant récents qu’anciens provenant du continent nord-américain). Elles confirment l’image d’un grand primate qui ressort des autres données.

Le Portrait-Robot

Le portrait-robot que l’on peut extraire des nombreux témoignages est le suivant (J. Bindernagel, North America’s Great Ape : the Sasquatch, 1998 ; Grover S.Krantz, Bigfoot Sasquatch Evidence, 1999) :

La taille de l’animal oscille entre 1m50 et 3m. Il est vraisemblable que cette variabilité entre individus corresponde à une différence entre les deux sexes, individuelle ainsi qu’entre jeunes et adultes.

Les estimations de poids, basées sur les témoignages visuels et sur les empreintes de pieds, elles aussi, varient entre 150 kg et 600 kg et correspondent sans doute aux mêmes différences de sexe ou d’âge.

La robustesse, la musculature et les performances physiques dépassent largement les limites extrêmes existant chez l’Homme.

Sasquatch (Sculpteur E. Janssens-Casteels)

Le corps est velu, recouvert d’une couche de poils sans duvet sous-jacent, inégalement répartie et laissant apparaître l’épiderme à plusieurs endroits.

La face semble partiellement glabre ainsi que la paume des mains et la plante des pieds.

Les poils semblent plus longs sur le crâne, les épaules, les avant-bras et les jambes.

De nombreuses vocalisations ont été enregistrées, associées à d’autres indices sérieux de la présence de Bigfoots dans les environs de la prise de son. Ces enregistrements ainsi que les témoignages indiquent que ces créatures émettent une grande gamme de sons allant du hurlement modulé proche de ceux produits par les grands singes anthropoïdes, aux grommellements quasi-articulés. Certaines vocalisations sont nettement utilisées pour intimider les intrus humains. Elles sont parfois accompagnées de jets de pierres.

Une quantité non négligeable de structures au sol constituées de branchages entrelacés, de mousses et autres végétaux a été découverte dans des zones ou la présence de Bigfoots est avérée. Généralement, elles semblent correspondre à la fonction de litière, une minorité d’entre elles étant, de plus, couvertes par des branches et feuilles formant une toiture primitive. Ces structures sont attribuées au sasquatch par élimination d’autres possibilités, aucun autre animal dans la région n’étant capable de réaliser de tels artéfacts, et parfois, par la présence de celui-ci à proximité.

Les témoignages font état de l’utilisation par l’Hominidé d’outils très primitifs et limités à des matériaux naturels, bois, pierre, non travaillés.

L’utilisation d’outils semble se limiter à la manipulation d’objets naturels non retouchés, branches servant à fouir le sol ou utilisées avec d’autres végétaux dans la construction de litières, pierres lancées pour intimider un intrus.

Quoique bipède, le comportement cognitif du Sasquatch ne semble donc, de prime abord, pas beaucoup plus évolué que celui des grands singes asiatiques ou africains qui, en ce qui concerne les chimpanzés, sont omnivores pratiquent la chasse occasionnellement, construisent des nids et utilisent des outils primitifs. La différence notable est, néammoins, son adaptation à des climats froids et – peut-être en est-ce une conséquence ? – l’éventail plus large des ressources alimentaires dont il dépend.

A quelques exceptions près, la plupart des témoignages concernent des régions de forêts denses et situées dans des zones très faiblement peuplées et souvent montagneuses.

Les forêts fréquentées par l’Hominidé sont caractérisées par une grande bio-diversité. L’étendue du territoire d’où proviennent les témoignages va des régions du Grand Nord de l’Ouest canadien aux forêts lacustres de la Louisiane et de l’Est du Texas.

Malgré l’étendue et la diversité de ce territoire, les descriptions des témoins reflètent une grande homogénéité biologique : les caractéristiques anatomiques résumées plus haut sont quasi-identiques du Nord au Sud du continent nord-américain.

Position de la Communauté Scientifique

Les partisans

La liste des chercheurs de renommée internationale qui pensent que l’existence du sasquatch et d’espèces semblables dans d’autres régions du monde n’est pas une impossibilité ou une hérésie et qui recommandent d’entamer des recherches sérieuses à ce sujet, est longue, à commencer par la fameuse primatologue de terrain Jane GOODALL, spécialiste des chimpanzés qui s’est exprimée à plusieurs reprises dans ce sens (cf. son interview de 2002 à la National Public Radio, USA, reprise dans le site du BFRO).

Les paléoanthropologues Pascal PICQ et Yves COPPENS, professeur au Collège de France, Brigitte SENUT, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle (France), Louis de BONIS, professeur à l’Université de Poitiers, eux aussi considèrent comme possible l’existence d’espèces inconnues de grands primates bipèdes dans des régions reculées de la planète.

Ils l’affirment dans un important ouvrage collectif sur l’évolution de l’Homme, Aux Origines de l’Humanité (Tome 1, dirigé par Y.COPPENS et P. PICQ, 2002) et proposent même une position du yéti dans l’arbre généalogique de l’évolution des hominoïdes. Yves COPPENS a, de plus, soutenu les recherches de Jordi MAGRANER sur le barmanou dans la chaîne du Pamir, hominidé dont certaines caractéristiques, comme la bipédie et le régime alimentaire, sont proches de celles du bigfoot américain,

La même opinion est partagée par plusieurs de leurs collègues paléoanthropologues comme le Dr. Yvette DELOISON, le Dr. Anne DAMBRICOURT-MALASSE, toutes deux du CNRS, ainsi que du regretté Pr. Jean PIVETEAU, qui a soutenu officiellement les recherches de Marie-Jeanne KOFFMANN, et du Pr. PEI Wei Zhong dont la Chine a récemment célébré la mémoire à Pékin, officiellement en charge de la récolte de témoignages pour la Chine.

De l’autre coté de l’Atlantique, le Dr. Daris SWINDLER, paléoanthropologue réputé de l’université de Washington considère l’existence du bigfoot comme probable, de même que le Dr. George SCHALLER, directeur scientifique de Wildlife Conservation Society et primatologue de terrain de renommée mondiale.

Plusieurs autres primatologues, paléoanthropologues et zoologistes des grandes universités américaines partagent cet avis comme les professeurs J. MELDRUM et feu Grover S. KRANTZ, déjà mentionnés.

Les chercheurs russes ne sont pas en reste, ce sont eux qui furent les premiers à aborder la question par l’approche scientifique dès la première moitié du 20ième siècle. L’Académie des Sciences de l’URSS créa même une section traitant du problème des espèces inconnues de grands primates bipèdes dont les témoignages abondent dans le Caucase, l’Asie Centrale et la région du Pamir. Parmi ces scientifiques se détachent les figures des Drs. feu Boris PORCHNEV et Marie-Jeanne KOFFMANN, toujours active, tous deux membres de l’Académie des Sciences de Russie et qui ont développé et appliqué la première méthodologie sérieuse dans le domaine.

Malheureusement, avec le démantèlement de l’Union Soviétique, l’état des finances de la recherche russe et l’insécurité dans les régions concernées ont pratiquement anéanti la poursuite de ces travaux tant sur le terrain qu’en laboratoire.

Les opposants

Certains chercheurs évitent ou refusent d’aborder le sujet de l’existence de grands primates bipèdes américains. En effet cette hypothèse remet en question le dogme de l’inexistence de grands anthropoïdes sur le continent américain.

En effet, les squelettes fossiles actuellement connus de primates hominoïdes proviennent tous d’Afrique et d’Eurasie. Toutes les recherches aboutissent à un modèle de l’évolution des hominidés d’abord sur le continent africain, suivie de plusieurs vagues de migrations vers l’Europe et l’Asie à travers la zone-pont du Proche-Orient ou le long des côtes de la mer Rouge puis de l’océan Indien.

De plus, jusqu’à présent, aucun anthropoïde vivant ou fossile n’a été trouvé sur le continent nord-américain. Certains chercheurs en sont donc venus à postuler l’inexistence passée et actuelle de tels grands primates catarrhyniens dans cette région du monde.

En matière de paléontologie, de tels postulats sont cependant dangereux car on ne peut jamais démontrer l’inexistence de fossiles sur des territoires aussi étendus. Cette inexistence apparente peut simplement être le reflet de l’insuffisance du nombre de chantiers de fouilles.

En outre, on sait que de nombreuses espèces, les chevaux par exemple, ont migré tardivement de l’Eurasie vers l’Amérique puis ont effectué le mouvement inverse de l’Amérique vers l’Afrique –ce qui a donné les zèbres actuels- via l’Eurasie. De même, des populations de grands singes tels que le gigantopithèque, dont les fossiles les plus récents datent d’approximativement 500.000 ans et ont été trouvés en Chine, auraient pu remonter le long des côtes du Pacifique et à travers l’Asie Centrale puis la Sibérie vers le détroit de Berhing qui a plusieurs époques a émergé au-dessus du niveau des mers. Une telle migration peut se concevoir sous l’effet de changements climatiques et des modifications de ressources alimentaires que ceux-ci provoquent.

Plusieurs des paléontologues partisans de l’existence du bigfoot estiment d’ailleurs que celui-ci pourrait descendre du gigantopithèque dont certaines caractéristiques, la taille entre autres, sont compatibles avec les témoignages actuels (voir références déjà citées de KRANTZ, COPPENS et PICQ).

D’autre part, l’existence d’un grand singe bipède resté inconnu dans un continent si développé et exploré que l’Amérique du Nord peut à première vue paraître impossible.

Pour beaucoup de zoologistes, la faune nord-américaine des grands mammifères est supposée essentiellement connue, ce qui reste à comprendre est surtout l’écologie de ces espèces connues.

C’est sans compter sur le fait que des hominidés ayant un développement cérébral comparable, voir supérieur, à celui des bonobos, pourraient faire preuve de suffisamment d’intelligence et de prudence à l’égard de ces autre hominidés que nous sommes et dont ils pourraient comprendre la menace qu’ils constituent pour eux. Des études comportementales récentes sur des bonobos en captivité montrent très clairement qu’ils sont capables de prêter des intentions à d’autres, bonobos ou humains et d’en déduire leur propre stratégie (cf. Frans de WAAL, Quand les singes prennent le thé : De la culture animale, 2001).

De fait, l’analyse des ressources des nombreuses zones forestières reculées et très peu habitées du continent nord-américain montre qu’elles pourraient offrir à une espèce munie de capacités cognitives développées les moyens de s’alimenter et de se dissimuler en interférant très peu avec l’Homme.

Les Enjeux

Un tel évènement amènerait immanquablement des progrès énormes dans la connaissance de l’évolution de l’espèce humaine et de ce que nous sommes actuellement. En effet, ces êtres possèdent des caractéristiques tant simiesques qu’humaines.

Nous aurions, par conséquent, l’opportunité d’étudier et d’établir un contact avec des créatures ayant suivi un chemin évolutif les amenant à mi-chemin entre les grands singes contemporains et nous, Homo sapiens. Elles pourraient donc nous apporter des informations sur l’apparition du langage, de la pensée abstraite, de la technologie chez nos ancêtres. Leurs comportements sociaux et psychologiques pourraient nous permettre de mieux comprendre les nôtres.

Chacune de ces informations aura, à n’en pas douter, des conséquences importantes dans de nombreux domaines du savoir.

Malheureusement, la destruction rapide de la plupart des éco-systèmes encore préservés de notre planète devrait à terme mettre en danger ces espèces de primates, comme c’est déjà le cas pour les grands singes africains et asiatiques connus.

Si l’humanité n’y prête pas attention, ces primates inconnus pourraient être éteints avant même que les scientifiques aient pu commencer à les étudier, comme de nombreuses autres espèces disparaissent par milliers actuellement sans que nous ayons pu les connaître !

L’enjeu scientifique est donc de taille et le temps est compté !

Nous entamons cette série de recherches sur le terrain pour tenter de ramener des éléments convaincants pouvant entraîner le restant de la communauté scientifique dans cette étude, car le sujet est immense, complexe et multidisciplinaire : il ne pourra être abordé pleinement qu’avec l’intervention des différents spécialistes que comptent nos institutions scientifiques.

Méthodologie

L’analyse des résultats des recherches de terrain déjà effectuées dans le passé, par exemple ceux du BFRO (dont les compte-rendus sont donnés régulièrement sur le site Internet de cette organisation), qui met sur pied fréquemment des expéditions de moins d’une semaine (souvent un week-end étendu) et de ceux des expéditions de plus longue durée mais déjà anciennes, de l’école russe en Asie Centrale et dans le Caucase, montrent que les expéditions de courtes durées ne sont pas d’une grande efficacité. Elles ne mènent qu’à des résultats peu recoupés et parcellaires. La reproductibilité des données (traces, vocalisations, comportements alimentaires et sociaux) ne peut, en effet, être vérifiée sur des durées trop courtes.

De plus, l’installation d’un groupe de chercheurs, même d’effectif réduit, dans une zone reculée produit nécessairement une perturbation importante du milieu qui ne peut passer inaperçue auprès des animaux au système cognitif développé qui sont les objets de la recherche. Les comportements observés par les témoins de Bigfoots et ce que nous apprennent les recherches de terrain faites auprès des groupes de grands singes nous indiquent que les sujets risquent de quitter la région ou de s’y dissimuler. Plus rarement, on risque d’assister à des manifestations agressives : vocalisations, jet d’objets, destructions de matériel laissé sur les lieux de campement. Mais dans tous les cas, le comportement le plus probable sera l’évitement du contact visuel direct.

Une trop courte durée de séjour ne permet pas au milieu étudié de revenir à son état non-perturbé et aux éventuels sasquatchs de s’habituer à la présence des chercheurs.

La courte durée ne permet, en outre, pas de connaître suffisamment le terrain pour être capable de retrouver les sentiers, caches, accidents de terrain, grottes où pourraient se dissimuler les animaux et d’étudier les comportements normaux de ceux-ci.

Le BFRO a opté pour des expéditions de très courtes durées mais fréquentes. L’approche que nous privilégions est par contre basée sur une présence de plus longue durée sur les lieux de la recherche, effectuée une fois par an au moins et récurrente.

L’idéal, comme l’a fait remarquer le Dr. Marie-Jeanne KOFFMANN dans un colloque récent (Yéti, Bigfoot & Co, de la légende à la science, organisé par l’ABEPAR en mai 2004), serait d’installer une station permanente d’observation dans la zone-cible, comme cela est toujours la pratique pour l’étude comportementale des troupes de grands singes.

Cependant, un tel objectif est actuellement hors de portée étant donné l’extrême faiblesse de nos moyens financiers et l’absence de personnel permanent et rémunéré que cela implique. Des stations permanentes ne pourront être réalisées qu’après le succès éventuel d’expéditions moins onéreuses, donc de durée plus courtes, dont les résultats auront pu sensibiliser le monde scientifique et ses bailleurs de fonds. Ce sont de telles expéditions de reconnaissance que nous proposons d’organiser.

Le réalisme nous mène donc à considérer qu’un minimum d’une vingtaine de jours semble nécessaire pour permettre à l’environnement de s’adapter à l’intrusion des chercheurs et à ces derniers pour approfondir leur connaissance du terrain et en faire un relevé systématique. Un tel intervalle de temps, devrait permettre aux animaux qui font l’objet de l’étude de s’accoutumer aux chercheurs et de constater que ces derniers ne sont pas animés de mauvaises intentions. Une telle habituation s’observe fréquemment chez les groupes de grands singes observés en liberté après une durée de temps d’une dizaine de jours.

Une durée minimum de 20 jours permet également d’utiliser pleinement les potentialités des instruments installés en des endroits stratégiques du territoire étudié par l’équipe de chercheurs : caméras à déclenchement automatique en lumière visibleet en infra-rouge, détecteurs sonores, appâts alimentaires et pastilles de phéromones sexuelles. De plus, sur un tel laps de temps, la collecte systématique de matériel biologique ou inerte lié aux animaux étudiés devient possible et rentable.

Des effectifs ne dépassant pas sept participants simultanément sur les lieux sont recommandables, toujours dans le but de minimiser les perturbations du milieu étudié. Si les moyens financiers et les ressources humaines le permettent ultérieurement, rien n’interdit d’envisager d’augmenter la durée de la présence sur le terrain par un système de rotation de petites équipes successives.

Le choix de la région étudiée sera basé sur les critères suivants :

• une fréquence élevée d’observations récentes dans les cinq dernières années.

• être située dans une zone très peu peuplée, de montagnes ou collines densément boisées ou, encore, de forêts lacustres.

• présenter une grande bio-diversité offrant suffisamment de ressources de nourriture à un animal omnivore de grande taille.

• contenir des points d’eau, sources, cours d’eau et/ou lacs.

• contenir des abris, abris sous-roche, grottes ou mines abandonnées.

Etapes principales de l’étude sur le terrain

L’étude comportera les points suivants :

• la reconnaissance du terrain pour identifier les points d’eau, les caches possibles, grottes, abris sous-roche.

• la recherche de traces matérielles de la présence de sasquatchs, empreintes, arbres et arbustes portant la trace de prélèvements alimentaires, cadavres d’animaux, ossements, artéfacts tels que litières au sol ou dans les arbres, pierres ou bois aménagés en outils.

• l’installation des instruments, leur entretien et le relevé quotidien des données enregistrées par ceux-ci.

• la tenue de comptes-rendus écrits précis des évènements et des données instrumentales au jour le jour.

• la réalisation de plans, de croquis et de films photos et vidéos des observations.

• le prélèvement de matériaux tels que, empreintes, poils, excréments, ossements, pierres ou bois taillés, et leur conservation.

• l’habituation des animaux en cas de contact, par différentes méthodes déjà éprouvées dans l’étude des grands singes.

• Identifier une région-cible optimale correspondant aux critères énoncés plus haut.

• Installer un camp de base et rayonner à partir de celui-ci avec, éventuellement, un campement secondaire.

• Investigation diurne et nocturne du terrain. Repérage des points intéressants et installation des caméras à déclenchement automatique pour les prises de vue nocturnes et diurnes ainsi que placement des détecteurs acoustiques.

• Installation des appâts (nourriture, phéromones sexuelles de primates, hauts-parleurs pour émissions de cris enregistrés de primates).

• Relevés de traces : empreintes, artéfacts (litières et nids couverts, outils, traces sur animaux morts, déchets de nourriture, excréments, poils, salive sur appâts, ossements récents ou fossiles, marques de destruction de l’environnement végétal).

• Relevés topographiques des zones où d’éventuels traces sont trouvées : cartes, croquis, photos, vidéos.

• Relevés des prises de vue des caméras et états des appâts.

• Application de techniques d’habituation utilisées avec d’autres primates (chimpanzés, gorilles).

• Transmettre le matériel ramené par l’expédition à des laboratoires appropriés afin de les analyser.

• Synthèse des résultats dans un rapport final et des articles dans des revues scientifiques spécialisées

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