Les Survivants de l’Impossible (2e partie)

 

 

 

 Programme 

(Attention! les horaires de passage peuvent être modifiés)

Samedi 16 avril

9h30 : Accueil et ouverture du colloque

10h15 : Introduction par Eric JOYE (Naturaliste de terrain – Belgique) : « Des fossiles pas si fossiles »

 Des animaux que l’on croyait disparus depuis parfois des millions d’années sont retrouvés bien vivants. On pense tout de suite au Coelacanthe ou à l’Okapi, mais il y en a eu bien d’autres.
 

11h00 : Pause-café

 11h15 : Michel RAYNAL (Biochimiste – France) : « Le ‘rhino des forêts’ africain »

 Bien que les deux espèces connues de rhinocéros en Afrique (le rhinocéros blanc et le rhinocéros noir), soient des animaux de savane, un énigmatique «rhinocéros des forêts » a été signalé depuis au moins le début du vingtième siècle au Liberia, au Gabon, au Cameroun et au Congo.
 
L’étude et l’évaluation critiques des documents disponibles (traditions, témoignages, mais aussi indices matériels) rendent extrêmement plausible une extension géographique de l’aire de répartition admise du rhinocéros noir ou même l’existence d’un rhinocérotidé encore inconnu. En revanche, l’hypothèse de la survivance d’un cératopsien (dinosaure à allure de rhinocéros), avancée notamment par Roy MACKAL, est très peu vraisemblable.
 

12h30 : Apéro et Repas

14h30 : Jean-Paul DEBENAT (Cryptozoologiste – France) : « Yeti, Almasty, Yeren : les grandes enquêtes » (présenté par E. JOYE)

En 1914, Nikolay BAYKOV, chasseur et naturaliste, rencontra ceux qu’il appela « hommes sauvages des forêts », tueurs de tigres de Mandchourie. Mais dans cette région du fleuve Amour, frontalière avec la Russie et la Chine sur 1600 km, il connut aussi un véritable « homme sauvage », assistant d’un chasseur chinois nommé Fu Ts’ai. Cet être étrange en raison de son système pileux, sa démarche voûtée, ressemble à notre ami l’Almasty que son maître a baptisé Lang-Zhen [Homme-Loup].
 
Odette TCHERNINE, auteur britannique d’origine russe a compulsé les ouvrages de BAYKOV. Elle avait cru longtemps que l’Almas(ty) ou le Yéti était des anthropoïdes [grands singes]. Mais les écrits de BAYKOV et ceux du Professeur PORCHNEV lui firent changer d’avis…
Dans cet exposé, il sera question des recherches, parfois injustement oubliées, des grands enquêteurs tels Odette Tchernine, Boris PORCHNEV, Marie-Jeanne KOFFMANN, Reinhold MESSNER, Véra FROSSARD, Grover KRANTZ ou le Professeur ZHU Guoxing.
 

15h15 : Pause-café

 15h30 : Axel MAZUER (Philosophe et épistémologiste – France) : « Cryptozoologie et argumentation ». 

 Une analyse des lieux-communs et de l’argumentation fréquemment opposés aux partisans de la cryptozoologie lors de discussions courantes sur le sujet. Ce sujet est dérivé d’une maîtrise de philosophie soutenue avec succès en 1999 à l’Université de Provence.
 

16h15 : Geoffrey BEZUCHET (France) : « Tätzelwürm, le ver à pattes des Alpes » (avec une traduction en anglais) 

 Depuis des siècles, un animal hante les régions des Alpes. On le nomme entre autres Tatzelwürm, Stollenworm, Arassas ou encore Bergstutzen. Il est considéré comme faisant partie intégrante de la faune locale par les autochtones, mais il est cependant peu connu du grand public.   
 
 Les témoignages relatifs à cet animal englobe les Alpes, de la France à l’ex-Yougoslavie, mais également le Jura ainsi que les Pyrénées, certaines îles italiennes et la Scandinavie.
 

  17h45 : Conclusion de la journée

19h30 : Banquet avec les conférenciers

 Dimanche 17

 10h00 : Dr. Pasquale SAGGESE (Biologiste – Italie ) : « Caddy (Cadborosaurus willsii) le cheval marin géant et la Vache marine de Steller (Hydrodamalis gigas) » (en anglais)

Lors de ma présentation je traiterai d’une enquête scientifique concernant Caddy, (Cadborosaurus willsi). Selon moi, l’existence de cet animal est à mettre en relation avec la survivance de la Vache marine ou Rhytine de Steller. J’argumenterai pourquoi ce sirénien de la famille des Hidrodamalinae (dont le seul représentant est la vache marine de Steller) a pu évoluer vers un animal du type de Caddy. Je défendrai comment cela fut possible et les raisons de cette évolution dans le temps.
 

11h15 : Pause-café 

11h30 : Dr. Catherine GRAVET ( Dr. en langue et littérature françaises – Belgique) : « Cryptozoologie et littérature : influence de Bernard HEUVELMANS. Quelques exemples en littérature belge francophone »

Les littératures dites périphériques doivent adopter des stratégies particulières pour obtenir la légitimation à laquelle elles aspirent. L’histoire de la littérature belge d’expression française montre comment ont réagi les écrivains belges après la Grande Guerre : privés du mythe de l’« âme belge » par la relative défection des Flamands, les francophones optent pour ce que d’aucuns considèrent alors comme les « mauvais genres », c’est-à-dire, entre autres, la littérature pour la jeunesse, la bande dessinée, le roman populaire (y compris policier ou fantastique)… Trois auteurs belges qui furent proches de Bernard HEUVELMANS se situent grosso modo dans cette tendance : ils ont cherché le succès en empruntant d’autres voies que celles de la « grande littérature ».
Nous examinerons, dans leur production, ce qui peut avoir un lien avec la cryptozoologie, en particulier quand les héros des récits sont des primates. HERGE, dans « Tintin au Tibet » (1958), met en scène un yéti en utilisant des données fournies par Bernard HEUVELMANS. Dans « Les dents du tigre  » (1958), Henri Vernes fait dire au professeur CLAIREMBART, le savant qui accompagne Bob MORANE et Bill BALLANTINE : « Le docteur HEUVELMANS suppose que les gigantopithèques, pour échapper à leurs ennemis, se seraient réfugiés dans ces déserts glacés de l’Himalaya… » (cité par Michel RAYNAL). Le roman le plus connu de Monique Alika WATTEAU, illustratrice et épouse de Bernard HEUVELMANS, « L’Ange à fourrure », paraît lui aussi en 1958 et illustre à quel point le merveilleux « Singe-Soleil » peut faire preuve d’altruisme. L’analyse de ces récits passionnants devrait se prolonger par une lecture de la correspondance de Bernard HEUVELMANS, quand ses archives seront accessibles.

 

12h30 : Apéro et Repas

 14h30 : Pr. Léon BRENIG (Physicien – Belgique) :  « Homo Floresiensis a-t-il des descendants actuels ? »

En 2004 des squelettes d’hominidés de très petite taille et de date relativement récente ont été découverts dans une grotte de l’île de Florès en Indonésie. Les travaux effectués depuis ont confimés le fait que ces êtres appartiennent à une espèce d’hominidés différente d’Homo Sapiens ainsi que d’Homo Erectus. Le fait que les plus récents de ces squelettes datent seulement de 12.000 à 13.000 ans est à lui seul une révolution. Les Sapiens ont donc cohabité pendant des millénaires avec cette espèce très différente d’eux.
D’autre part, les habitants actuels de l’île de Florès racontent qu’il y a moins de deux siècles de petits êtres velus et bipèdes, les Ebus Gogos, vivaient encore dans les forêts de cette île.
De plus, de nombreux témoignages récents sur les îles de  Sumatra et Bornéo décrivent des êtres similaires souvent appelés Orang Pendek, Batutut, Sedapat, Ebu gogo,  etc…. Ces récits se recoupent malgré les distances parfois très grandes qui séparent ces populations.
Plusieurs expéditions ont pu voir brièvement des primates répondant à cette description mais n’ont cependant pas été capables de ramener des photos ou vidéos….

 

15h15 : Pause-café

15h30 : Philippe COUDRAY  (Dessinateur, illustrateur, photographe- France) :  « Compte-rendu de « Sasquatch 2010 » »

16h15 : Table ronde

17h00 : Conclusion

 

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