Il a vu le Thylacine à 2 reprises (par Alex Druce)

En 1995, le tigre de Tasmanie a croisé la route de Col Bailey pour la seconde fois, alors qu’il traversait le bush.

”Il a bondi d’un groupe de fougères derrière moi.  D’abord j’ai cru que c’était un chien de troupeau ”, a-t-il dit, mais alors je me suis retrouvé face à face avec cette maudite chose.”

Un vieux bushman lui avait dit dans quelle partie exactement de la Weld River Valley il trouverait la créature fabuleuse.

”Mais je suis figé sur place”, a-t-il dit. Je n’ai même pas pris mon appareil photo dans mon sac. Aujourd’hui il ne m’en reste que le souvenir.”

M. Bailey a ajouté que la rencontre était le point culminant dramatique de son mémoire, L’Ombre du Thylacine, qui a été publié le mois suivant.

Ce sera le deuxième ouvrage de l’auteur, originaire du New Norfolk ,  sur le carnivore officiellement éteint, depuis la parution de son Histoires de Tigre en 2003.

M. Bailey a passé sa vie à pourchasser  le thylacine.

Il a parcouru à pied  des acres du bushland profond dans l’espoir d’apercevoir  la bête fabuleuse qui s’y  cache, en affrétant même un hélicoptère certaines occasions pour le déposer au milieu de nulle part.

M. Bailey a raconté qu’il a d’abord cherché  le tigre le long des rivages du Coorong,  en Australie-Méridionale, ce qui l’a amené finalement à  se rendre  en Tasmanie.

Agé de 76 ans il n’a aucun doute que la créature est toujours là-bas.

”L’expansion de la civilisation l’a poussé droit dans le bush, dans des endroits où les gens ne peuvent pas se rendre vraiment, a-t-il dit. Il y a environ 20 ou 30 ans il hantait toujours les régions peuplées, mais l’exploitation forestière et le tourisme ont repoussé son territoire de plus loin et plus loin.”

M. Bailey a dit que les chances d’observer  un tigre avaient disparu presque en même temps que les vieux Bushmen capables de rechercher et de pister les animaux eux-mêmes.

”Une grande partie de mon expérience provient des gars qui ont pisté l’animal dans le bush”, a-t-il dit. C’est ce qui m’a permis de commencer réellement.  Les nouveaux chasseurs qui se lancent n’ont plus cet avantage de pouvoir parler à ces gars.  Ils n’ont que des livres et des rapports de médias à leur disposition.

M. Bailey confie qu’il a entendu le cri d’un tigre en 2008 – alors qu’il circulait le long de la côte Ouest.

Il ajoute que l’installation de caméras fixes dans les zones recuées n’est pas un moyen efficace de trouver un tigre.

”Je n’aurai pas de barre de ces appareils photo, l’arme principale du tigre est son nez. Il peut sentir les gens  à un mile de distance. Les appareils photo sont montés par les gens, donc il ne se rendra pas dans leurs environs .”

Il craint ce que les gens feraient au Thylacine s’ils le trouvaient.

”Pour le bien de l’animal – nous devons le protéger.

(Pour retrouver l’article original :  http://www.examiner.com.au/story/1446044/author-sees-thylacine-twice/?cs=12 )

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