Le monstre du Loch Ness se montre plus que jamais

Le monstre du Loch Ness se montre plus que jamais

Par Bruno Alvarez

Nessie (Maugeri d'après Heuvelmans)Incroyable mais vrai : il n’y a jamais eu autant de signalements du célèbre monstre du Loch Ness qu’au cours de cette année.

Les observations étaient devenues rares depuis vingt ans. 2016 bat tous les records. Le mystère perdure toujours…

C’est le serpent de mer le plus célèbre (sic). Le mystère du monstre du Loch Ness refait parler de lui. Les signalements étaient devenus de plus en plus rares depuis vingt ans. Certains ont même cru que Nessie avait disparu. Eh bien, il faut croire que non. Selon l’organisation officielle Loch Ness sightings register, l’année 2016 est désormais classée comme une année record en terme d’observations. Jamais depuis 1997, il n’y a eu autant de signalements du monstre que cette année !

L’organisation a notamment enregistré huit observations jugées « sérieuses », en 2016. La dernière observation crédible remontait à 1997. Depuis plus rien. En 200 ans, mille apparitions ont été répertoriées, parfois agrémentées de photos.

Comment expliquer cette explosion d’observations en 2016 ? « Il n’y a jamais eu autant de webcams autour du lac et d’internautes les surveillant, et jamais autant de touristes avec des smartphones, relativise Gary Campbell, le président de l’association qui répertorie les signalements. L’annonce de la possible disparition du monstre début 2016 a probablement également relancé l’intérêt du public pour l’observation du lac. »

Des observations crédibles qui se recoupent parfois

Cependant, ceci n’explique pas tout : plusieurs observations sont réellement jugées crédibles, surtout lorsque les témoignages de différents témoins se recoupent. Sur les huit observations jugées sérieuses en 2016 (du 24 mars au 21 août), la plus troublante est la dernière.

Ian Campbell, un habitant de la région, se promenait autour du lac, avec son fils et un ami lorsqu’il a aperçu deux formes se déplaçant à la surface de l’eau. Situé à environ 400 mètres du lac, le groupe s’arrête pour observer durant une trentaine de secondes ce qui s’apparente à deux animaux marins avec « des nageoires de chaque côté pour se propulser ».

La longueur du corps des deux créatures est estimée à environ 10 mètres.

Ian Campbell a expliqué à la presse locale qu’il se promenait très régulièrement autour du lac et qu’il n’avait jamais observé un tel phénomène. Celui-ci est convaincu qu’il a aperçu et photographié, deux créatures marines de grande taille.

Sans avoir connaissance de ce témoignage, un autre observateur rapporte un signalement très similaire le même jour : celui-ci fait également état de deux formes nageant côte à côte. Autre signalement intéressant quelques mois avant, le 21 mai : une touriste londonienne rapporte avoir vu une tête semblable à celle d’un serpent sortir de l’eau quelques secondes, lors d’une croisière sur le lac.

Elle prend même une photo, bien que trop sombre et trop lointaine. Quelques semaines avant, une autre touriste du Texas aperçoit une ombre de grande taille derrière son bateau, elle prend d’ailleurs une photo, mais celle-ci ne permet pas de définir la nature de l’ombre…

En avril 2015, Google a utilisé ses caméras, habituellement dédiées au service de Street View, pour tenter de filmer le Loch Ness pendant une semaine. La firme américaine avait sorti les grands moyens pour tenter de trouver Nessie, le monstre qui vivrait dans ces eaux du nord-ouest de l’Écosse, et dont la quête n’a jamais abouti malgré les efforts de générations entières.

Aidée par des chercheurs et des locaux, Google a déployé plusieurs caméras afin de capter des images, prises au-dessus et en dessous de la surface de l’eau, dans l’espoir de trouver une trace de Nessie. Un monstre dont la légende est née (resic) après la publication d’une (fausse) (re-resic) photo du monstre en 1934 par The Daily Mail. Google n’a rien trouvé. En revanche, les internautes peuvent désormais admirer la beauté du Loch Ness grâce à des images inédites.

Les rumeurs les plus farfelues ont circulé à propos de ce monstre. Steve Feltham, un Écossais de 52 ans, acharné et passionné, a consacré quasiment la moitié de sa vie à cette chasse aux chimères… Après 24 ans d’observations incessantes, l’homme, rentré dans le Guinness des records pour avoir battu le record de la plus longue veillée du monstre aquatique, a enfin rendu ses conclusions.

Et elles sont pour le moins décevantes pour les amateurs de fantastique !

Steve Feltham privilégie la piste de l’existence d’un silure, « explication la plus probable » à ses yeux. Selon ce chercheur, ce poisson, qui peut peser plus de 400 kg et mesurer plus de deux mètres, a été introduit en Europe de l’Est via les nombreux canaux, fleuves et rivières qui irriguent le Vieux Continent. C’était dans les années 30. Il aurait été introduit dans le lac des Highlands écossais par les habitants de la région pour qu’ils vivent de la pêche. C’est à cette époque que les premières observations ont été faites…

Steve Feltham est le premier déçu par ses propres conclusions. Lui qui avait quitté sa compagne et son appartement pour se consacrer entièrement à ses recherches espérait que le monstre du Loch Ness soit « quelque chose de beaucoup plus excitant qu’un silure. »

(Pour lire l’article original : Ouest-France)

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