Nous, on n’est pas des Français : Bienvenue au Loup !

Nous, on n’est pas des Français : Bienvenue au Loup !

Souvenez-vous.

En 2011 des reporters de la VRT (télévision flamande) ont filmé des images étonnantes d’un loup en liberté.

Cela se passait en province de Namur, dans la région de Gedinne.

Sans parler d’un loup qui aurait été aperçu près de Philippeville (Province de Namur) peu de temps après mais pour lequel le témoignage est trop peu précis. Ce serait-il agi plutôt d’un chien de berger, berger allemand ou malinois?

Ensuite en 2015, un loup a été filmé et photographié à plusieurs reprises dans la province de Groningen, dans le nord du pays.

22 octobre 2016. Deux chasseurs qui participaient à une battue dans les forêts de Nassogne, sur l’entité de Masbourg (Ardenne belge), auraient aperçu un loup.

Et puis la présence d’une meute est identifiée à quelque 150 km de la frontière belge en Allemagne.

 un agriculteur qui roulait en tracteur a aperçu un animal ressemblant fortement à un loup. (Photo : Gaston Origer)

Un agriculteur qui roulait en tracteur a aperçu un animal ressemblant fortement à un loup. (Photo : Gaston Origer)

Et pour finir (?) le loup est bien présent au grand-duché de Luxembourg. Des analyses ADN le confirment explique le Quotidien sur son site internet.

A la vue de ces éléments, en Belgique on se prépare à son grand retour (est-il peut-être déjà là?). Mais rappelle le Ministre de l’agriculture, René Collin, dans une interview à la RTBF le loup est une espèce protégée et donc qu’il ne sera pas question de le chasser : gare à ceux qui en auraient la mauvaise idée!

Par contre les victimes de ses prélèvements inévitables sur le cheptel domestique, surtout ovin, seront indemnisés.

Un danger pour l’Homme?

En outre, rappelons que le loup ne sera jamais un danger pour l’Homme même s’il le fut dans le passé : la densité de ses populations et les techniques pastorales ont bien changé depuis la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle. Aujourd’hui en effet on ne rencontre plus chez nous de petits pâtres et de petites bergères gardant des troupeaux dans les champs et en forêt. Et puis vu la densité de population humaine sur notre territoire, il ne devrait pas être plus d’une famille ou deux et la quantité de proies sauvages à sa disposition est suffisante pour assouvir ses besoins alimentaires, même si de temps à autre il prélèvera sa dîme sur les élevages.
Maintenant il est certain que nous devrons nous adapter à son retour, mais au lieu d’être un concurrent pour nos chasseurs et forestiers il pourrait être un allié de poids pour la bonne santé de nos forêts en régulant les populations animales, et rappelons ici que le loup se nourrit non seulement de gros gibier mais aussi de rongeurs, chasse qui demande beaucoup moins de dépense d’énergie.

Bienvenue à Canis lupus, de retour après plus de 100 ans d’absence.

 

 

 

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