Quoi de neuf sur la Planète Crypto : le poisson de l’Empereur, avis de disparition

Le poisson de l’Empereur

Akihito, l’ancien empereur du Japon qui avait abdiqué en avril 2019, est également chercheur en biologie marine. Il vient de découvrir une nouvelle espèce de poisson gobie.

Et Akihito a récemment découvert une nouvelle espèce de poisson gobie, selon les informations du journal nippon Yomiuri Shimbun relayées par Courrier international.

Le nouveau spécimen découvert avait été capturé il y a près de dix ans à Okinawa, mais seuls les travaux de l’ancien empereur ont récemment permis de mettre au jour qu’il appartenait à une espèce encore inconnue de l’homme.

L’ex-empereur n’en est pas à son coup d’essai. Celui qui étudie les gobies depuis les années 1960 a d’ailleurs révélé neuf nouvelles espèces de gobies avant celle-ci. Un palmarès qui lui a permis de mettre au point un système de classification des gobies en fonction de l’alignement de leurs récepteurs sensoriels. Son expertise et ses découvertes sont telles dans ce domaine que deux espèces de gobies portent le nom de l’empereur : l’Akihito Futuna et l’Akihito Vanuatu.

Les Gobiidés forment l’une des plus grandes familles de poissons, avec près de 2 000 espèces de gobies qui, pour la plupart, mesurent moins de 10 centimètres. Ils ne sont pas mangés par l’homme, en revanche les poissons plats comme la morue ou le bar en raffolent.

(D’après Ouest-France)

Un poisson doté de « mains » déclaré éteint après deux siècle sans observation

Une représentation de Sympterichthys verrucosus, une espèce cousine de Sympterichthys unipennis, datant de 1921, permet d'imaginer l'aspect de ce poisson à main désormais éteint. © G.Hassell and Son

Une représentation de Sympterichthys verrucosus, une espèce cousine de Sympterichthys unipennis, datant de 1921, permet d’imaginer l’aspect de ce poisson à main désormais éteint. © G.Hassell and Son

Voilà un poisson qui, hélas, pourrait – espérons-le ! – rejoindre la liste des Cryptides.

Sympterichthys unipennis, ce poisson à l’aspect étrange des eaux de Tasmanie vient d’être officiellement déclaré éteint par l’IUCN (International Union for Conservation of Nature) après 200 ans sans qu’aucun spécimen ne soit observé.

Sympterichthys unipennis était hors du commun. Il appartenait au groupe des poissons « à mains » (famille des Brachionichthyidae), surnommés ainsi à cause de la forme de leurs nageoires pectorales rappelant des doigts. Plutôt que de nager, ces poissons-là ont choisi de marcher sur le fond de l’océan à l’aide de leurs « mains ».

Personnellement cela me fait toujours mal de voir qu’une espèce est déclarée disparue, mais parfois on a la chance qu’elle réapparaisse et que cette classification se trouve heureusement remise en question.

Pensons à la Grallaire du Táchira redécouverte 60 ans après la dernière observation, à ces grenouilles indiennes qu’on croyait éteintes ou encore du Timalie de Jerdon au Myanmar qui n’avait plus été repéré depuis 70 ans. Et ce ne sont que quelques exemples qui peuvent nous donner quelque espoir.

Ce contenu a été publié dans Brèves, Brèves 2020, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.