Quoi de neuf sur la Planète Crypto : Alien Big Cats, nouvelles découvertes, biodiversité.

L‘expert écossais Big Cat est en train de créer une carte dans l’espoir de placer toutes les observations enregistrées de grands félins non indigènes (Alien Bigcats) dans tout le pays signalées au fil des décennies. Son but est de comprendre le mystère.

Des personnes de toute l’Écosse ont signalé plus de 850 observations au groupe Facebook Big Cat Sightings in Scotland dirigé par Paul MacDonald qui habite les Scottish Borders, la zone frontière entre l’Angleterre et l’Ecosse.

Un mille-pattes ayant vraiment 1 000 pattes découvert en Australie

Un myriapode possédant 1 306 pattes a été découvert par une équipe de biologistes en Australie. Il appartient à une nouvelle espèce. Le précédent record, à 750 pattes, avait été établi par une espèce californienne.

Une nouvelle espèce de mille-pattes, atteignant – et dépassant – pour la première fois les 1 000 pattes, a été découverte à 60 mètres sous terre dans une zone minière de la région des Eastern Goldfields en Australie-Occidentale, rapporte The Guardian le 16 décembre.

Une équipe de biologistes, dont l’étude est publiée dans la revue Scientifics Report, en a découvert huit spécimens au corps exceptionnellement long, alors qu’ils effectuaient une étude d’impact environnementale dans le sous-sol. Le plus long, une femelle, possédait 1 306 pattes et le plus court, 778.

(Pour lire tout l’article : Courrier International )

Description d’une nouvelle espèce d’oiseau en Amazonie, le Platyrhynque ou Bec-plat cryptique

Description d’une nouvelle espèce d’oiseau en Amazonie, le Platyrhynque ou Bec-plat cryptiqueEn se basant sur une approche taxonomique intégrative, des ornithologues proposent de séparer le Bec-plat olivâtre en quatre espèces distinctes, dont le Bec-plat cryptique, qui vit dans les forêts inondables du bassin amazonien.

L’avifaune amazonienne reste encore assez mal connue, et malheureusement, son habitat est menacé par la déforestation massive. De nouvelles espèces ont été décrites au cours des dernières années, et différentes études ont montré que certains oiseaux ayant une large aire de répartition étaient en fait polytypiques, c’est-à-dire composés de populations génétiquement différenciées et aux caractéristiques vocales distinctes, mais d’apparence très semblable. La généralisation d’une approche intégrative de la taxonomie, combinant des analyses moléculaires, génétiques, morphologiques, vocales et écologiques, devrait continuer à révéler la diversité ornithologique encore sous-estimée du bassin amazonien.
Dans un article publié en 2021 dans la revue Zoologica Scripta, une équipe d’ornithologues, composée de Carlynne C. Simões, Pablo Vieira Cerqueira, Pedro Peloso et Alexandre Aleixo, proposent ainsi de diviser le Platyrhynque ou Bec-plat olivâtre (Rhynchocyclus olivaceus) en quatre espèces distinctes, dont une nouvelle pour la science, dont le nom scientifique est Rhynchocyclus cryptus, et qui pourrait être nommée Bec-plat cryptique en français, même si elle n’a pas encore de nom officiel dans notre langue.

(Pour lire l’étude complète : ornithomedia )

Une biodiversité en déclin malgré un nombre d’espèces croissant

Des listes d’espèces qui s’allongent, une profusion de données qui pourraient paraître contradictoires au non spécialiste… Comment les scientifiques font-ils le tri pour mieux étudier le début de la 6e  extinction de masse ?
Aujourd’hui, 194 000 espèces sont connues dans notre pays, outre-mer compris. Ce nombre ne cesse de croître, avec environ 90 espèces nouvelles décrites chaque année en France métropolitaine. Pour la faune, il s’agit essentiellement de petits invertébrés. Les découvertes ont généralement lieu dans le Sud, en Corse, ou en montagne, car on y trouve beaucoup plus d’espèces endémiques, c’est-à-dire présentes exclusivement en un endroit du globe avec des exigences écologiques précises. Un autre mécanisme alimente cette hausse : certaines espèces autrefois confondues sont aujourd’hui différenciées, souvent grâce à des analyses génétiques. C’est ainsi qu’une nouvelle espèce de crapaud a récemment été reconnue, le crapaud épineux. Présent dans le sud de la France, il était auparavant confondu avec le crapaud commun, morphologiquement proche et implanté au nord.

De quelle façon le déclin de la biodiversité est-il mesuré ? 

Les listes rouges des espèces menacées représentent l’outil de référence pour estimer le risque d’extinction à différentes échelles : mondiale, française, régionale.
Environ 15 à 30 % des espèces y sont considérées « menacées », c’est-à-dire qu’elles présentent un risque non négligeable de s’éteindre dans les 100 prochaines années. Parmi elles, les amphibiens apparaissent particulièrement fragiles face aux changements globaux. Mais la biodiversité ne saurait se réduire au nombre d’espèces. L’abondance est un autre marqueur.
Le programme de suivi temporel des oiseaux communs (STOC), par exemple, fait apparaître une diminution du nombre d’oiseaux, même parmi des espèces encore courantes.

Peut-on vraiment parler de déclin si le nombre d’espèces grimpe ?

Il ne fait aucun doute qu’à l’échelle planétaire, la situation est extrêmement préoccupante. Il existe des débats scientifiques sur des subtilités dans l’interprétation des données. Selon les échelles observées, le nombre d’espèces peut par exemple rester stable. Par endroits, ce nombre augmente même, mais les communautés d’espèces sont en fait profondément modifiées. C’est notamment lié à l’arrivée d’espèces exotiques envahissantes, d’espèces thermophiles* bénéficiant du réchauffement climatique, ou à la régression d’espèces spécialistes qui souffrent par exemple d’une perte de leurs habitats et laissent la place à des espèces plus généralistes. Si ces débats peuvent troubler la compréhension du grand public, ils font partie des processus inhérents à la démarche scientifique. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, le consensus est général pour affirmer que la biodiversité va mal.

(Entretien avec Julien Touroult , directeur de PatriNat, centre de données et d’expertise sur la nature (Office français de la biodiversité-Centre national de la recherche scientifique-Muséum national d’histoire naturelle) publié notamment dans Le Journal du Centre

Un nouveau zyphium découvert en Nouvelle-Zélande, un cétacé qui va à des profondeurs énormes

Depuis qu’un spécimen femelle s’est échoué sur la côte ouest de Te Waipounamu, en Nouvelle-Zélande, des doutes sont apparus au sujet d’un cétacé qui, avant cet échouage, était classé comme un zyphium, un mésoplodon de True ( Mesoplodon mirus, True’s beaked whale en anglais, en l’honneur de Frederick W. True,) pour être précis.
Mais aujourd’hui, près de 10 ans après l’événement, une équipe de chercheurs réanalyse les restes du spécimen, une femelle enceinte, et décrit ce qui devrait être la classification définitive de l’animal marin échoué. Il s’agit toujours d’un zyphide mais il a été classé comme une nouvelle espèce : Mesoplodon eueu mais sera également connu sous le nom commun de ” zyphide de Ramari “.
(Retrouvez l’article complet sur MLACTU)

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