Ces cryptozoologues qui chassent encore et toujours le yéti (et pourraient bien le trouver un jour)

Ces cryptozoologues qui chassent encore et toujours le yéti (et pourraient bien le trouver un jour)

L’article ci-dessous est une interview de Benoît Grison et Eric Buffetaux par Atlantico : nous reproduisons ici les premières lignes.

Vous pourrez vous connecter sur le site d’Atlantico pour retrouver l’intégralité de l’article, un des meilleurs articles que j’ai lus sur la cryptozoologie : lecture vivement conseillée.

« La cryptozoologie, ou étude des animaux cachés, est un domaine scientifique rattaché à la zoologie qui étudie, examine et répertorie des preuves concernant les animaux inconnus, légendaires ou disparus. Bien que cette discipline fasse l’objet de critiques de la part des scientifiques, de nombreux animaux qu’on pensait mythiques ont pu être redécouverts.

Atlantico : Du monstre du Loch Ness au Yéti, des animaux mythiques continuent de déchaîner les passions, notamment chez les adeptes des théories du complot mais pas seulement.

Bien que de nombreux scientifiques critiquent ce qu’on appelle la « cryptozoologie », de nombreuses espèces ont pu être redécouvertes, comme un oiseau sans ailes sur l’île polynésienne d’Hiva-Oa.

La cryptozoologie a-t-elle permis de confirmer l’existence d’autres espèces ? Lesquelles et comment ?

Benoît Grison : La cryptozoologie peut être la meilleure ou la pire des choses, selon la manière dont on l’aborde.

Elle peut être un système de croyances aveugle, s’abreuvant des rumeurs et informations les plus incrédibles qui soient sur le net, ignorant superbement la méthode scientifique ou la biologie (c’est cette « pop-cryptozoologie » qui vous parlera du Chupacabra et tutti quanti).

Ici, le « désir de croire » régnera en maître, et l’intérêt de la chose sera quasi-inexistant.

Ou bien la cryptozoologie peut adopter une démarche sérieuse, et approcher de manière « sceptique ouverte » les cas de « bêtes ignorées » supposées, en s’appuyant sur une analyse critique des témoignages et des savoirs des populations autochtones.

Mais dans ce cas, il faut comprendre que la cryptozoologie n’est pas alors conçue comme une discipline autonome, puisqu’elle fera appel sans cesse aux ressources fournies par la zoologie et l’anthropologie-ethnologie. Oui, dans cette perspective, la cryptozoologie peut réellement mener à des découvertes d’espèces nouvelles.

saola Je donnerai deux exemples, spectaculaires, parmi d’autres : au Vietnam, en 1992-1993, le biologiste écossais John Mackinnon a pu, grâce à la démarche cryptozoologique, découvrir un grand ongulé, le Saola, sorte d’intermédiaire entre chèvre et antilope.

Collectant et recoupant les témoignages, il a pu déterminer l’aire géographique où il avait toutes les chances de trouver l’animal, puis a réussi à recueillir une peau et des cornes, avant de pouvoir capturer avec ses collègues un spécimen vivant.

De même, en 1998, un coelacanthe d’une espèce nouvelle (cousin de celui des Comores), a pu être découvert en Indonésie dans son habitat naturel par le zoologiste américain Mark Erdmann et son épouse : pour localiser ce grand poisson, ces deux chercheurs se sont appuyés sur les connaissances fines des pêcheurs du cru…. »

(Pour lire l’intégralité de l’article : Atlantico )

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