Des scientifiques constatent que l’oiseau qu’ils recherchaient n’a jamais existé

Des scientifiques constatent que l’oiseau qu’ils recherchaient n’a jamais existé

 

The Liberian Greenbul was sighted in the 1980s and only one specimen existsÀ la grande surprise des chercheurs, l’analyse de l’ADN d’un oiseau rare, recherché intensément depuis des années, a montré que cette espèce n’a sans doute jamais existé.

Une nouvelle étude sur l’une des espèces d’oiseaux chanteurs les plus «insaisissables» du monde a révélé que le Bulbul du Libéria a probablement été si difficile à repérer car… il n’a jamais existé.

Une équipe de chercheurs de l’Université d’Aberdeen a mené une étude sur les espèces pour en savoir plus sur l’oiseau qui a «échappé aux experts pendant des décennies».

En fait, le Bulbul du Libéria n’a été repéré que neuf fois dans la forêt de Cavalla, au sud-est du Libéria, entre 1981 et 1984, et a été considéré comme différant du Bulbul ictérin, plus répandu, en raison de ses taches blanches.

À présent, l’analyse de l’ADN du seul spécimen jamais recueilli (en 1984) a conclu que les taches blanches distinctives étaient probablement causées par une carence nutritionnelle alors que ses plumes étaient encore en croissance.

En outre, lorsque l’ADN de l’échantillon a été comparé à celui du Bulbul ictérin, les scientifiques n’ont trouvé aucune différence génétique significative entre les deux spécimens.

«Le Bulbul du Libéria a acquis un statut presque « mythique » depuis qu’il a été aperçu dans les années 80», a déclaré le professeur Martin Collinson, un généticien de l’Institut des sciences médicales de l’Université d’Aberdeen.

«Nous ne pouvons pas dire définitivement que le Bulbul du Libéria est le même oiseau que le Bulbul ictérin, mais nous avons présenté suffisamment de preuves pour rendre toute autre explication très improbable», a ajouté M. Collinson.

Le Bulbul du Libéria était officiellement classé comme étant «en voie de disparition critique» jusqu’en 2016. Les résultats choquants de l’étude ont été publiés dans le Journal of Ornithology.

(D’après Sputnik France)

 

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