L’Amazonie n’a pas encore révélé tout son potentiel, le WWF parle de 381 espèces découvertes en 2 ans !

L’Amazonie n’a pas encore révélé tout son potentiel, le WWF parle de 381 espèces découvertes en 2 ans !

Selon un rapport de l’ONG de protection de la Nature connue sous le sigle WWF (de l’anglais : World Wide Fund for Nature), 381 nouvelles espèces ont été découvertes entre 2014 et 2015 dans le bassin amazonien, ces mises au jour relatives à la biodiversité (faune et flore) interviennent alors que les menaces pesant sur la forêt tropicale sont croissantes.

Entre 1999 et 2009, le nombre de découvertes a été de 111 par an, soit une nouvelle espèce tous les trois jours alors que le dernier recensement de 2014 à 2015, fait mention d’une nouvelle découverte tous les 1,9 jour, un rythme qui s’accélère encore pour les scientifiques inquiets de ne pouvoir analyser l’étendu de cette richesse environnementale avant qu’elle ne disparaisse sous le poids néfaste des actions humaines.

Ce sont 216 plantes, 93 poissons, 32 amphibiens, 20 mammifères, 19 reptiles et un oiseau jusque-là inconnus qui ont pu être découverts par les scientifiques

Ce sont 216 plantes, 93 poissons, 32 amphibiens, 20 mammifères, 19 reptiles et un oiseau jusque-là inconnus qui ont pu être découverts par les scientifiques, dans ce contexte l’organisation mondiale appelle à une action urgente pour protéger la plus grande forêt tropicale de la planète (qui s’étend sur 9 pays différents : Brésil,  Pérou, Equateur, Colombie, Venezuela, Bolivie, Guyane française, le Surinam et la République de Guyana) qui abrite toujours un nombre immense de spécimens inconnus de l’humanité.

Le rapport indique que la vie en Amazonie, qui abrite près d’un tiers des forêts tropicales restantes sur la planète constitue toujours à l’heure actuelle une énigme.

Et même si elle couvre seulement 1 % de la surface de la planète, on estime qu’elle abrite 10 % de toutes les espèces connues et 80 % des espèces qui restent à identifier.

Dans les conclussions de la WWF, on peut lire que la recherche de nouvelles espèces est essentielle à la conservation des forêts et peut même inciter à la création d’aires protégées visant à préserver la faune et la flore et par conséquent les communautés natives qui en dépendent.

« Nous sommes en 2017, nous découvrons l’existence de nouvelles espèces. Et, bien que les ressources soient rares, nous voyons une immense variété et une grande richesse en matière de biodiversité. C’est un signe que nous avons encore beaucoup à apprendre sur l’Amazonie », a déclaré Ricardo Mello, coordinateur du programme Amazonie du WWF Brésil.

Pour lui, ces résultats devraient contraindre les gouvernements et les entreprises à penser aux impacts irréversibles des mégaprojets qui menacent cette région tels que la construction de routes et de barrages hydroélectriques.

Le WWF souligne en effet l’importance de surveiller et de protéger de façon accrue la forêt amazonienne, qui « a subi l’impact de la déforestation, des activités agricoles et de grands projets d’infrastructure comme la construction de centrales hydroélectriques et de routes ».

« Toutes les espèces découvertes se trouvent dans des zones où l’homme est en train de dégrader l’Amazonie risquant de mettre fin à la vie d’une espèce avant même qu’on la connaisse », a déploré Ricardo Mello, coordinateur du programme Amazon du WWF.

 Plus de 2 000 nouvelles espèces au cours des 17 dernières années

C’est la troisième édition du rapport, qui a enregistré plus de 2 000 nouvelles espèces au cours des 17 dernières années. Le rapport compile les conclusions de nombreux chercheurs mettant en avant des découvertes plus que fascinantes telles qu’une nouvelle espèce de dauphin rose (Inia Araguaiaensis).

On estime qu’il y a environ 1 000 individus et que l’espèce est  tragiquement menacée par la construction de barrages hydro-électriques et autres projets industriels, mais aussi par les activités agricoles et d’élevage. Il y a aussi le singe Titi à la queue de feu (Plecturocebus miltoni), ce singe spectaculaire du sud de l’Amazonie qui doit son nom à sa longue queue orange vif, l’espèce est menacée par la déforestation.

Les experts mentionnent également un oiseau qui rend hommage aux récolteurs de caoutchouc (Zimmerius chicomendesi); son nom est un hommage à l’écologiste et leader paysan Francisco Alves Mendes Filho, Chico Mendes, qui a dirigé les communautés de récolteurs de caoutchouc et a ouvert ses yeux au monde sur les menaces pesant sur l’Amazonie.

Une raie (Potamotrygon limai) avec des taches en forme de nid d’abeilles sur la peau, qui vit dans la région d’Alto Madeira, en Rondonia fait également partie des découvertes, de même qu’un autre oiseau (Tolmomyias sucunduri) qui vit au sud de l’Amazonie, dans une zone où le WWF Brésil mène des projets de conservation.

Le document du WWF souligne qu’en dépit des efforts de ces dernières années, « il existe encore un manque de connaissances sur la véritable diversité de l’Amazonie », une situation qui s’explique par la vaste étendue de territoire et « le manque de moyens pour mener des recherches ».

Selon le WWF, l’Amazonie est une « région de records » le long de ses 6,7 millions de kilomètres carrés (deux fois la superficie de l’Inde).

L’Amazonie est la plus grande forêt tropicale du monde; ses rivières représentent entre 15 % et 16 % de la décharge totale des rivières dans les océans du monde.

En savoir plus sur http://www.actulatino.com/2017/10/16/l-amazonie-n-a-pas-encore-revele-tout-son-potentiel-le-wwf-parle-de-381-especes-decouvertes-en-2-ans

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