Quoi de neuf sur la Planète Crypto : On en sait un peu plus sur Chelonoidis phantasticus

Quoi de neuf sur la Planète Crypto : On en sait un peu plus sur Chelonoidis phantasticus

Ce matin, je découvre en me levant de plus amples renseignements dans NordLittoral concernant cette fantastique découverte aux Galapagos, je veux bien sûr parler de la redécouverte de cette tortue géante, Chelonoidis phantasticus dont on croyait l’espèce éteinte depuis un siècle.

Son espèce était officiellement éteinte depuis un siècle. Mais sa carapace a soudain réapparu dans le paysage volcanique d’une île des Galapagos. Encouragés par cette découverte, les scientifiques veulent partir en quête d’autres spécimens de cette tortue géante de l’archipel équatorien.

Une tortue très vieille

Cette femelle de Chelonoidis phantasticus «dépasse les cent ans, c’est une tortue très vieille», a déclaré à l’AFP Washington Tapia, directeur du GTRI, programme de récupération des tortues géantes de l’ONG américaine Galapagos Conservancy.

Ce spécimen a été découvert dimanche dernier sur l’île Fernandina lors d’une expédition dirigée par M. Tapia et financée par Animal Planet. La tortue, qui pèse 20 kg, était dissimulée dans la végétation qui pousse entre les coulées de lave pétrifiée du volcan La Cumbre, l’un des plus actifs de la planète.

Seule une analyse ADN confirmera qu’il s’agit bien de l’espèce endémique de cette île et que les experts croyaient éteinte. Mais sa carapace en forme de selle de cheval la différencie d’autres tortues géantes de l’archipel et correspond à la description de la Chelonoidis phantasticus.

Les scientifiques espèrent qu’elle ne connaisse pas le même sort que George le solitaire, emblème de l’archipel. Dernier exemplaire de la Chelonoidis abigondi, il est mort sans descendance en 2012 faute d’avoir accepté de s’accoupler avec des femelles d’espèces similaires.

Un travail de détectives

Selon Danny Rueda, directeur des écosystèmes du Parc national des Galapagos (PNG), la découverte d’une tortue Chelonoidis phantasticus implique un «engagement et l’urgence d’organiser une expédition à Fernandina en espérant trouver un autre spécimen», de préférence mâle afin de pouvoir lancer un programme de reproduction.

La dernière Chelonoidis phantasticus avait été répertoriée aux Galapagos en 1906. Ce spécimen est aujourd’hui une pièce de musée, appartenant à l’Académie des sciences de Californie.

Il existe un rapport datant de 1964 dans lequel un chercheur affirme avoir repéré des excréments de tortues en apparence très vieilles sur la même île. Puis, 42 ans passèrent avant que des employés du PNG repèrent un cactus apparemment mordu par une tortue, selon M. Tapia.

Mais c’est l’oeil avisé d’un garde du parc, Jeffeys Malaga, avec lequel M. Tapia travaille depuis vingt ans, qui a convaincu le scientifique d’entreprendre des recherches sur l’île Fernandina. En 2014, le garde «a trouvé des selles et des empreintes de tortue», a expliqué le directeur du GTRI.

La mission a porté ses fruits: une femelle de Chelonoidis phantasticus, présentant en outre une particularité. «Elle est petite comparée aux autres femelles d’espèces type selle de cheval. La courbe de la carapace est de 59,3 cm, ce qui est peu pour une femelle adulte», a-t-il précisé.

Selon M. Rueda, cette particularité peut être due à une adaptation au lieu où elle a vécu au cours du siècle écoulé. «La tortue est restée isolée dans un espace relativement petit avec suffisamment de nourriture, mais il n’y a pas assez de végétation pour lui permettre de grandir davantage comme les autres espèces», a-t-il expliqué.

Marcher sur la lave pétrifiée

L’île, de 638 km2 de superficie, est inhabitée. Son terrain dur, formé de lave pétrifiée, y rend la marche difficile.

«Fernandina n’est pas une île facile (…) c’est le volcan le plus actif et avec une grande quantité de flux de lave, quasi impraticables, et cela implique une grande préparation ainsi que des coûts (d’exploration) très élevés», a précisé M. Tapia.

Il se montre toutefois optimiste quant à une deuxième expédition pour chercher d’autres exemplaires car ils ont trouvé «des indices selon lesquels il y a probablement plusieurs individus».

Les tortues géantes sont arrivées il y a trois à quatre millions d’années dans l’archipel volcanique des Galapagos, situé à 1 000 km des côtes d’Equateur et dont le naturaliste anglais Charles Darwin s’est servi pour développer sa théorie sur l’évolution des espèces.

Il semble qu’elles aient été ensuite dispersées sur les îles par les courants marins et qu’ainsi se sont développées 15 espèces différentes, dont deux sont aujourd’hui éteintes.

Dans l’attente d’une nouvelle expédition sur Fernandina et de l’éventuelle découverte d’un mâle, la Chelonoidis phantasticus a été transférée au Centre d’élevage des tortues géantes sur l’île Santa Cruz.

«Je suis convaincu que nous allons trouver d’autres individus et que cette espèce va avoir l’opportunité de se rétablir par un programme d’élevage en captivité», a assuré Washington Tapia.

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