Thaïlande : une espèce de chat sauvage considérée comme éteinte depuis 3 décennies repérée par des caméras

Cette photo, prise par un piège photographique et diffusée le 26 décembre 2025 par le Département des parcs nationaux, de la faune et de la flore de Thaïlande (DNP) et Panthera Thailand, montre un chat à tête plate récemment redécouvert dans le sanctuaire de faune sauvage Princess Sirindhorn, dans le sud de la Thaïlande. Photo par HANDOUT / VARIOUS SOURCES / AFP
L‘Union internationale pour la conservation de la nature estime qu’environ 2.500 chats à tête plate subsistent dans le monde.
En Thaïlande, l’espèce était considérée comme « probablement éteinte ».
Un chat à tête plate, rare espèce de félin considérée comme probablement éteinte en Thaïlande, a été repéré dans un sanctuaire de la faune sauvage près de trois décennies après avoir été vu pour la dernière fois, ont annoncé le 26 décembre les responsables des zones protégées et une ONG de préservation des félins.
Les chats à tête plate, qui ont la taille d’un chat domestique, figurent parmi les espèces de félins sauvage les plus rares et les plus menacées dans le monde. Cette espèce vivant en Asie du Sud-Est est considérée comme étant en danger en raison de la perte de son habitat naturel.
Mais une étude écologique entamée en 2024 a permis, en recourant à des caméras pièges, de faire 29 observations dans le Sanctuaire de la faune sauvage de la princesse Sirindhorn, dans le sud du pays, selon le Département thaïlandais des parcs nationaux, de la faune et de la flore sauvages et l’organisation Panthera, qui se consacre à la préservation des félins sauvages.
(Pour lire l’article entier : Sciences et Avenir )
Et de deux !…
Un chat sauvage que l’on croyait disparu depuis une décennie observé à nouveau en Argentine

Leopardus munoai, le chat Pampa. Photos du haut et de droite par Caio Sarmento Belleza.
Grâce à un réseau de pièges photographiques, un félin rare refait surface dans les zones humides d’Iberá, suggérant une population reproductrice et soulignant l’importance des habitats naturels préservés.
Le chat des pampas, longtemps présumé éteint localement, vient de réapparaître au cœur d’une réserve naturelle en Argentine.
L’annonce a fait l’effet d’une surprise dans le milieu de la conservation. Une équipe de chercheurs vient de détecter la présence du chat des pampas dans le parc national d’Iberá, au nord-est de l’Argentine. Quatre enregistrements ont été obtenus grâce à un dispositif de plus de 2 000 pièges photographiques disséminés sur 275 km² et activés pendant plus de 15 000 jours de terrain. Cette observation marque une première depuis 2009, date du dernier signalement dans la même zone.
Le spécimen identifié appartient à l’espèce Leopardus munoai, une lignée rare et longtemps confondue avec d’autres membres du groupe colocolo. La redécouverte d’un adulte accompagné d’un jeune suggère non seulement une présence résiduelle mais aussi une possible reproduction locale, ce qui ravive les espoirs des chercheurs. Ces résultats ont été détaillés dans le Journal for Nature Conservation par Augusto Distel et son équipe.
(Pour retrouver l’article en entier : Science et Vie)
Le réveil du Kraken dans l’océan Indien

Credit : lanature.ca (image IA)
Pour la première fois depuis des décennies, des calmars géants (Architeuthis dux) ont été détectés dans les eaux au large de l’Australie occidentale. Ces créatures mythiques se cachent dans les canyons sous-marins de l’est de l’océan Indien, à des profondeurs où peu d’humains osent s’aventurer. Pourtant, aucun chercheur ne les a directement observés cette fois-ci. Comment ont-ils alors confirmé leur présence ?
La réponse tient dans une technique révolutionnaire : l’ADN environnemental, ou eDNA.
Au lieu de traquer les animaux eux-mêmes, les scientifiques ont collecté des traces génétiques qu’ils laissent naturellement dans l’eau. Ces fragments microscopiques racontent une histoire que l’œil humain ne pourrait saisir dans les ténèbres abyssales. Cette découverte marque le premier enregistrement confirmé de calmars géants dans cette région depuis plus de 25 ans.
Les eaux profondes de l’Australie occidentale recèlent encore bien des secrets. Et celui-ci vient de refaire surface.
Les calmars géants de l’ouest australien ne sont probablement que la partie émergée de l’iceberg. Combien d’autres créatures fantastiques attendent encore d’être détectées dans ces canyons obscurs ? La science vient tout juste de commencer à gratter la surface d’un monde qui reste, à bien des égards, plus mystérieux que l’espace extra-atmosphérique.
(Pour lire l’article en entier : lanature.ca )
Nouvelles observations en 2025 du mystérieux Râle de l’île de la Grande Nicobar (Inde), une espèce probablement non encore décrite

Le Râle non encore décrit (Rallina sp.) près de Cambell Bay, sur l’île de la Grande Nicobar (Inde), en octobre 2025. Photographie : Badruddin Ali / Badrnature.com
Ce râle au bec vert pâle, aux pattes rougeâtres, au plumage roux barré de noir sur les flancs et au chant caractéristique, découvert en 2011 et revu en 2015, a été observé à nouveau en mai et en octobre 2025.
L’archipel indien des Nicobar est situé dans le nord-est de l’océan Indien. Il est composé de vingt-deux îles de tailles diverses, couvrant une superficie totale de 1 841 km², la plus grande étant celle de la Grande Nicobar (1 045 km²). Elles ont été reconnues depuis 2013 comme réserve de biosphère par l’Unesco, et le gouvernement indien interdit formellement leur visite à tout étranger. Leur taux de boisement (mangroves et forêts décidues à feuilles persistantes) est de plus de 70 %, mais malgré leur protection, plus de 14 % des forêts primaires ont déjà disparu, et plusieurs activités (touristiques, militaires, commerciales et agricoles) menacent leur biodiversité. Le braconnage constitue aussi un problème.
Leur flore, plus proche de celles de Sumatra et de la péninsule malaisienne que des îles Andaman pourtant voisines de seulement 150 km, est très variée. Leur richesse ornithologique est également remarquable, avec 257 espèces recensées, dont neuf sont des endémiques stricts et six des endémiques partiels (= partagés avec les îles Andaman).
L’avifaune des Nicobar est encore assez mal connue et réserve encore des surprises. Dans un article publié en 2012 dans la revue BirdingAsia, S. Rajeshkumar, C. Ragnathan et P. C. Rasmussen avaient annoncé la probable découverte d’une nouvelle espèce de râle du genre Rallina sur l’île de la Grande Nicobar (lire Découverte d’une probable nouvelle espèce de râle dans les îles Nicobar).
Le 21 novembre 2011, dans le cadre d’un inventaire de de la réserve de biosphère de Grande Nicobar mené par la Zoological Survey of India. S. Rajeshkumar avait repéré un râle inconnu près de l’abri anti-tsunamis de Govind Nagar, situé sur la côte orientale, à six kilomètres du village de Campbell Bay, un secteur occupé par des habitants qui avaient chassés de chez eux par le grand tsunami de 2004 (lire Le tsunami de décembre 2004 et les oiseaux). L’oiseau avait été observé 15 minutes et photographié. Il se nourrissait silencieusement et se déplaçait rapidement.
Il avait d’abord été identifié comme une Marouette mandarin (Zapornia paykullii), mais des recherches ultérieures ont montré qu’il était différent de toutes les espèces connues. Il a provisoirement été appelé Râle de la Grande Nicobar, mais aucun holotype (spécimen de référence) n’a été collecté et formellement décrit.
Dans un article publié en novembre 2025 dans la revue Indian Birds, Pia Sethi, Nitu Sethi et Vikram Shill ont indiqué qu’ils avaient observé et enregistré ce mystérieux râle en mai 2025 dans le même secteur.
Le photographe Badruddin Ali (site web : Badrnature.com) s’est rendu sur l’île en octobre 2025, et il a pu observer et photographier ce râle les 28 et 29, à l’endroit il avait été vu en mai. Il a remarqué son comportement timide, restant dans la végétation dense et ne se montrant à découvert que de rares instants, mais aussi sa grande activité et la rapidité de ses mouvements.
(D’après ornithomedia.com)
