« Sasquatch 2017 » (Partie 2): on trouve des solutions

« Sasquatch 2017 » (Partie 2) : on trouve des solutions

Souvenez-vous, il y a quelques jours je vous avais raconté que je m’étais trouvé assez désappointé devant un camping forestier fermé. Je devais donc retomber sur mes pattes et trouver une autre solution, même provisoire.

J’ai donc décidé de prolonger (provisoirement ?) ma présence au motel où j’ai l’habitude de descendre quand j’arrive en Colombie Britannique.

Je suis retourné au campground, j’ai exploré la zone.

La petite cascade bien calme, le bassin et la plage de gravier où j’ai DSC01103trouvé la piste d’empreintes en 2015 ont disparu pour faire place à un « torrent tumultueux ».

Soudain j’entends des voix derrière moi.

Je me retourne pour apercevoir deux femmes blondes (je doute que ce soit leur teinte naturelle) d’une quarantaine d’années descendre le sentier derrière moi.

Je ne les avais pas entendu venir !

Leurs tenues bleu fluo contrastent singulièrement avec la mienne.

On se salue et elles continuent l’air pressé.

En 10 minutes maximum elles ont fait le tour de l’endroit (« that’s lovely!« ).

Encore un contraste avec mon attitude, moi qui prends le temps d’explorer la zone, de relever éventuellement les traces de passage, de regarder les plantes qui poussent ; ainsi dans la mousse j’ai relevé nettement le passage d’un cerf mulet.

Qu’ont-elles vu des détails du lieu ? Comment peut-on apprécier un endroit en y jetant un rapide coup d’oeil, en passant ?

N’ayant rien trouvé concernant notre ami velu, je rejoins l’aire du camp.

A ce moment j’entends le bruit curieux que j’avais déjà relevé l’année passée : une sorte de plainte comme un arbre qui gémit dans le vent, mais il n’y a pas à cet ainsi de vent assez fort pour causer ce son !

On dirait aussi parfois quelque chose qui se rapproche du son émis par un sifflet de brin d’herbe.

On a tous fait cela, ou essayer de le faire, siffler en coinçant un brin d’herbe entre 2 les pouces. Ca marche aussi avec une feuille de papier pliée, avec un trou au milieu que l’on glisse entre l’index et le majeur.

Ici par contre le son est plus puissant, avec des nuances de fréquence, un nombre de répétitions varié, avec parfois des tonalités interrogatives. A cet instant, je me dis que c’est bien singulier si c’est un arbre !

Le son disparaît définitivement au bout d’environ une heure pour être remplacé par des coups plus au moins légers et irréguliers, comme si on s’activait à taper du marteau ou à casser des noix avec une pierre.

Je me suis installé sur une chaise devant ma voiture, avec une revue et un bidon de cocktail de canneberges, cela ne semble pas gêner les « sons » qui ne cessent que quand des gens passent – je serai croisé par une quinzaine de personnes, motorisées ou non, qui s’arrêteront ou non pour m’adresser la parole – pour reprendre ensuite.
J’ai aussi eu une fois ou l’autre l’impression d’être observé, d’une présence.

Là, encore dans ces cas on rationnalise : c’est mon imagination qui travaille, c’est un jeu d’ombres…et les sons sont produits par des arbres, des pics,… Et puis on se dit que de tels sons ne sont pas des sons naturels, parce qu’un oiseau produit toujours les mêmes sons, que les pics…

Mais n’est-ce pas cela aussi la force du Bigfoot  « de faire comme si… », de jouer avec nos perceptions et notre rationalité ? Tout cela afin de se rendre « invisible » et « imperceptible » depuis si longtemps
Bien sûr, j’ai tenté d’enregistrer ces sons, mais je n’ai pas encore vérifié ce que cela a donné.

Je suis retourné également à l’emplacement où j’ai décelé ces traces, qui semble d’autant plus réelles dans la lumière rasante de la fin d’après-midi. Là encore on se dit ; « je vois ce que je veux voir » et on rationalise encore.

Mais je crois cependant que je commence à avoir un oeil pour repérer le passage d’un animal, maintenant la lecture en est une autre, et je n’en suis qu’à l’alphabet.

J’ai été bluffé par l’émission sur des chasseurs bushmen du kalahari sachant encore lire des traces comme nous lisons un livre ou une photo. D’autant qu’ils étaient capables de le faire également pour des empreintes de pieds laissées par nos ancêtres dans les grottes il y a 20 mille ans ! « c’est un homme de 45 ans qui boite légèrement du pied gauche et qui s’est déplacé d’ici à là. Là, c’est celles d’un garçon de 12 ans qui a fait un aller-retour, et là d »une femme de 60 ans qui portait une charge, etc…. ».

J’aimerais bien avoir un de ces chasseurs avec moi quand je suis sur le terrain.

Cela dit, j’y ai laissé 3 pommes sur un banc. J’ai aussi une petite pastèque, mais ce sera éventuellement pour plus tard.
Si ces pommes disparaissent, j’en mettrai d’autres…et un piège optique.

Aujourd’hui, j’y retournerai pour confirmer ou non mes « impressions ».

Maintenant que le lieu est redevenu plus calme, que les plantes ont commencé à repousser dans la zone bûcheronée vers 2010, tout me semble propice à un retour des anciens propriétaires.

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